Tout sur Théâtre les Tanneurs

Les compagnies Focus et Chaliwaté s'allient pour livrer une fable sur la fin de notre monde. Créé au Théâtre de Namur avant de partir en tournée, Dimanche entremêle sans paroles les aventures d'une équipe de tournage aux quatre coins d'un monde en perdition et le quotidien d'une famille qui s'écroule. Du grand art.

"L'enfer, c'est les autres", écrivait Sartre. Avec No One, la compagnie Still Life crée un huis clos dans une station service et explore, entre gore et humour noir, les bassesses de l'être humain. Le tout sans prononcer un mot. Dark, malin et jouissif.

Pas facile de trouver un langage commun à mi-chemin entre danse et théâtre. Mercedes Dassy et Tom Adjibi tentent le coup dans Twyxx, créé à Namur. Génial par moments, diablement rafraîchissant, mais trop éclaté.

Le Kunstenfestivaldesarts continue. Détour par l'Amérique du Sud avec une pièce au ton particulièrement original de la compagnie chilienne Bonobo, abordant le racisme par la bande et le rire.

À travers la danse et une équation à trois composantes, Mauro Paccagnella et Eric Valette interrogent le rapport de l'art à la vie et l'utilité des artistes. (A+X+P) était créé aux Tanneurs en ouverture du D Festival.

L'auteur et metteur en scène Vincent Hennebicq fait sortir de l'ombre de l'Histoire Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud, spécialiste de la manipulation des masses. Absolument édifiant quant à son fond, Propaganda! coince un peu sur la forme.