Tout sur Mons

Avec Ruuptuur, la jeune danseuse et chorégraphe bruxelloise Mercedes Dassy s'essaie à une pièce de groupe avec trois comparses explosives. Et soumet leurs mouvements à d'étonnantes et suggestives prothèses.

Avec un duo de comédiens idéaux soutenus en live par un musicien, Julien Rombaux porte à la scène le court roman d'Edouard Louis Qui a tué mon père. Le portrait intime d'un homme blessant et blessé, doublé d'une charge brillante contre les systèmes oppresseurs.

Qu'il s'agisse d'éteindre le feu social qui couve ou de faire oublier la déshumanisation à l'oeuvre dans les villes, les artistes urbains sont plus sollicités que jamais. En Belgique (Mons, Ostende, Louvain-la-Neuve, Bruxelles, Charleroi...), les fresques prolifèrent.

En images, en paroles et en corps, Marie-Aurore D'Awans et Pauline Beugnies reviennent en détail sur ce qui a précédé et a suivi la mort tragique de Mawda, décédée à 2 ans sur l'autoroute E42 à cause d'un tir policier. Éclairant et accablant.

Il fallait l'oser et elle l'a fait. Héloïse Jadoul monte Intérieur, pièce en un acte de Maurice Maeterlinck destinée à l'origine à des marionnettes. En poussant les logiques de l'oeuvre à leur paroxysme, avec un résultat plastique plutôt étourdissant.

Avant Avignon, La Dernière Nuit du monde, la nouvelle création de Fabrice Murgia, est présentée à Mons. On a vu en répétition ce conte d'anticipation qui pousse à l'extrême la soif humaine de tout dominer.

Un petit dernier pour la route... Dès la semaine prochaine, Focus passe à l'heure d'été. Ce qui ne veut pas dire que nous baissons le volet pour deux mois. Au contraire. Vu l'actualité culturelle bien chargée qui s'annonce -et que nous décortiquons cette semaine dans un agenda spécial de dix pages-, toute l'équipe reste mobilisée.

Retenant de l'oeuvre de Lichtenstein les facettes non picturales, Visions multiples exalte une pratique dissimulant la main de l'artiste sous la dynamique froide des techniques et des matériaux. A voir au BAM, à Mons.