Tout sur Laurence Devillairs

Elles nous manquent. Plus encore aujourd'hui avec le retour des beaux jours. Dans le lot des privations imposées par la pandémie, on pensait pouvoir s'accommoder de leur absence. Jusqu'à ce qu'on réalise que notre regard les cherche fiévreusement dans le dédale des rues grises. C'est simple, depuis qu'elles ont dû replier tables, chaises et tentes, les villes et les villages ont des airs glacials de halls de gare qu'on traverse au pas de charge, enfermé dans sa bulle, ses pensées, sa routine. Le souvenir de leur musique -murmures le matin, pépiements le midi et brouhaha le soir- n'en finit pas de nous hanter.