Tout sur L'oeuvre de la semaine

L'abstraction géométrique a le vent en poupe. Un peu partout on ressort les oeuvres des années anciennes et particulièrement celles nées après 1945. Du coup, de nombreux jeunes artistes se plient au jeu des accords francs entre formes simples et teintes plates.

Aucune action ne vient éclairer la scène. Cela se passe dans un appartement modeste qui pourrait être parisien. L'état des boiseries ainsi que celui des murs suggère un certain abandon. Leur nudité à peine perturbée par la présence d'un meuble bas et d'un tableautin accroché dans la pièce voisine s'abandonne au badigeon coloré et sourd.

A l'heure où Charles Trenet fredonne " Douce France ", un certain Albert Ducrocq (1921-2001) commente à la radio les dernières découvertes liées à la cybernétique.

C'est un ange. Un enfant nu aux cheveux blonds. Un enfant plutôt qu'une fille ou un garçon. Ou alors, un gamin des rues, sauvage et solitaire. On ne dira pas d'où il vient. Où il va. Il gardera le silence après avoir déposé ses vêtements à la porte des enfers : le monde.

Qui se cache sous ce chapeau ? Si, dans l'exposition, les visages sont nombreux et relèvent parfois du portrait, celui-ci participe à un thème plus général et récurrent dans l'oeuvre de l'Espagnol Eduardo Arroyo.