Tout sur industrie du disque

Aidan, musicien d'origine irlandaise et Bruxellois d'adoption, habitué des tournées avec Wallis Bird ou Floatinghome, se fend sur son blog de tournée d'un coup de sang envers la machine festivalière qui se veut toutefois optimiste et vecteur de pistes de réflexion. Nous vous le traduisons ici, avec son aimable autorisation.

En réaction à notre dossier sur la valeur marchande des artistes en festival, François Maigret, alias Shanka, guitariste français de The Dukes, No One Is Innocent ou encore The Holmes, s'est fendu d'un billet d'humeur dans lequel il dénonce le business aussi triste que juteux des festivals, tout particulièrement envers les "petits" artistes. Particulièrement bien senti: nous ne résistons pas à vous le retranscrire ici.

Souvent justifiée par la chute des ventes de disques, la hausse des cachets flambe pendant un été festivalier qui ne cesse de s'allonger. Plongée dans une économie tourmentée et un marché du concert qui continue de s'affoler.

Album francophone le plus écouté en streaming dans le monde, album le plus vendu en téléchargement en France... Stromae ne compte plus les records battus par Racine carrée, l'album de tous les succès sorti il y a tout juste un an.

Le marché de la musique va mieux - il était difficile de faire pire. Sauf que, comme le dit le dicton, le mieux est l'ennemi du bien. Et que disent les chiffres? Que la musique en ligne prend vite de la place et que les Belges, malgré tout, aiment tenir un CD entre leurs mains.

Une page se tourne: en 2013, EMI, l'une des quatre majors du disque, a disparu du paysage musical belge. Rencontre avec son ex-patron, Erwin Goegebeur, 25 ans de carrière passionnée, grand partisan du local.