Tout sur Edito

Un petit dernier pour la route... Dès la semaine prochaine, Focus passe à l'heure d'été. Ce qui ne veut pas dire que nous baissons le volet pour deux mois. Au contraire. Vu l'actualité culturelle bien chargée qui s'annonce -et que nous décortiquons cette semaine dans un agenda spécial de dix pages-, toute l'équipe reste mobilisée.

L'art est un bon baromètre pour humer l'air du temps. Ses révolutions esthétiques précèdent souvent les mouvements tectoniques de la société tout entière. Le futurisme des années 1910 n'annonçait-il pas le culte de la vitesse et la folie autodestructrice qui consumeront la modernité industrielle tout au long du XXe siècle?

Il ne faut pas être un indécrottable gauchiste adepte des thèses antilibérales de Thomas Piketty -qui disent, en gros, que le capitalisme est une machine à fabriquer de l'inégalité- pour s'émouvoir des noces contre-nature entre des artistes qui ont construit leur carrière sur la résistance à l'ordre établi et au matérialisme et des groupes financiers.

Une pandémie peut en cacher une autre. À côté du Covid, le virus du mensonge a lui aussi abondamment circulé ces derniers mois. Et aucun vaccin n'est par contre disponible pour lutter contre cet autre fléau.

On en connaît tous. C'est un collègue, une cousine, un vendeur, un automobiliste, un parent au bord des terrains de sport, un client du supermarché... Ils sont partout.