Tout sur André Comte-Sponville

S'il y a une profession qui n'a pas chômé pendant ces deux mois de confinement, à côté des soignants, caissières et livreurs de colis, ce sont les philosophes. Face à l'inconnu, ils ont été appelés à la rescousse pour mettre un peu de sens dans la pagaille générale. Et notamment nous aider à comprendre les enjeux épistémologiques de cette crise qui a chamboulé nos vies quotidiennes, nous confrontant à des situations inédites potentiellement déstructurantes et angoissantes.

Quand le confinement est devenu réalité le 18 mars dernier, un sentiment de panique et d'effroi s'est propagé comme une traînée de poudre dans la population. Avec plus ou moins d'intensité, chacun s'est mis à redouter cette expérience inédite du vide et du silence que l'on associe instinctivement à la réclusion. Une crainte viscérale qui a d'ailleurs poussé certains à remplir dans l'urgence leurs frigos et leurs placards pour conjurer symboliquement la peur du manque.