Carte blanche

Eux aussi touchés de plein fouet par la crise du coronavirus, les festivals de cinéma en Fédération Wallonie-Bruxelles ont envoyé une lettre ouverte aux ministres concernés afin de les interpeller à propos de la situation critique qu'ils traversent. La voici.

Carte blanche

"L'annulation de la projection d'Autant en emporte le vent est une nouvelle illustration du courant de décérébration qui s'est emparé de notre société", clame le neurologue et écrivain Antoine Sénanque dans cette carte blanche.

Carte blanche

Carl de Moncharline et Lorenzo Serra, deux acteurs incontournables de la Nuit bruxelloise, appellent à l'aide à la veille du nouveau Conseil national de sécurité, dans un communiqué que nous relayons ici sous forme de carte blanche.

Carte blanche

Dans cette carte blanche que nous envoie Jeannine Dath, celle qui écrit en tant que simple "spectatrice active" appelle à réfléchir sur la société dans laquelle nous vivons, et assure qu'"il est grand temps de nous réinventer sous peine de fonctionner en vase clos et de s'asphyxier".

Article du magazine
Laurent Raphaël

S'il y a une profession qui n'a pas chômé pendant ces deux mois de confinement, à côté des soignants, caissières et livreurs de colis, ce sont les philosophes. Face à l'inconnu, ils ont été appelés à la rescousse pour mettre un peu de sens dans la pagaille générale. Et notamment nous aider à comprendre les enjeux épistémologiques de cette crise qui a chamboulé nos vies quotidiennes, nous confrontant à des situations inédites potentiellement déstructurantes et angoissantes.

Article du magazine
Laurent Raphaël

Les musées ont commencé à rouvrir leurs portes. Une bonne nouvelle. Profitons-en. Courons au Musée de la photographie de Charleroi, au BPS22, au BAM ou à Bozar nous aérer l'esprit... Mais cette bouffée d'oxygène ne suffira pas à apaiser la colère d'un secteur, la culture, qui a été purement et simplement abandonné par le politique.

Article du magazine
Laurent Raphaël

Bien malin celui ou celle qui peut dire avec certitude à quoi ressemblera la vie d'après. Assistera-t-on à un changement de paradigme radical débouchant sur un monde plus solidaire, plus conscient de ses responsabilités et moins obsédé par le profit et la consommation frénétique? Ou passé l'émoi de l'état d'urgence sanitaire, et une fois éloignée la perspective de la mort, se réveillera-t-on dans le même lit néolibéral qu'avant, et même peut-être "un peu plus pire", comme le pronostique joyeusement l'oracle Michel Houellebecq?

Le Vif
Laurent Raphaël

La culture est un bien de première nécessité, mais une nouvelle fois, le Conseil national de sécurité n'a rien proposé de tangible, mercredi. Humiliant, alors que le secteur attendait un traitement de choc. La confiance est rompue.

Carte blanche

La pianiste belge Eliane Reyes adresse une lettre à Bénédicte Linard, ministre francophone de la Culture, pour que soit reconnu officiellement le métier de musicien professionnel. Et qu'on institue pour la profession l'équivalence d'un Ordre des médecins.

Article du magazine
Laurent Raphaël

À la manière de Charly Delwart, on fait notre inventaire personnel, mais pour la durée du confinement. Chacun pouvant s'amuser à déceler derrière les chiffres les obsessions, les vices, les déviances, et les comparer à sa propre échelle...

Article du magazine
Laurent Raphaël

La culture souffle le chaud et le froid en ce moment. Surtout le froid, en fait. Depuis deux semaines, notre boîte mail ressemble à un cimetière où s'entassent les cadavres des concerts, spectacles et festivals qui n'auront pas lieu d'ici à, au mieux, septembre. Kunst, BSF, Couleur Café, BIFFF, Werchter, Avignon, Tomorrowland, etc. Des faire-parts qui s'ajoutent à ceux annonçant le départ précipité et définitif de ténors des Arts et des Lettres, fauchés eux aussi par le Covid-19, comme l'écrivain Luis Sepúlveda ou le flambeur mélancolique Christophe.

Carte blanche

Ces derniers jours (et je crains que ce ne soit qu'un début), je lis, j'entends et je partage les appels aux secours du secteur culturel face au confinement et ses conséquences. Si la situation des artistes et techniciens et autres artisans de toutes corporations est bien entendu particulièrement catastrophique (du fait d'ailleurs aussi en partie de l'indifférence polie sans cesse renouvelée du monde politique - tous partis confondus - face à un "statut" qui n'en est toujours pas un) j'avoue ma frustration face à ces revendications légitimes, nécessaires, mais peut-être pas suffisantes.