Le différend entre le festival et la Sabam remonte à l'édition 2010. Tomorrowland avait à l'époque payé une facture à la Sabam sur base de la vente de 8.000 tickets, explique un porte-parole de la société de droit d'auteurs. "Nous étions surpris car nous avons lu dans les médias que le festival avait été un grand succès." Les 120.000 tickets de l'événement avaient en effet été vendus.

La Sabam a saisi les tribunaux, car les organisateurs de Tomorrowland n'avaient pas voulu lui donner un certain nombre de précisions à ce sujet. La société de droit d'auteurs avait alors pu nommer un expert indépendant pour inspecter les comptes 2010, 2011 et 2012 du festival. Il est apparu que les déclarations effectuées par le festival n'étaient pas compatibles avec ses comptes. Les organisateurs ont alors accepté de payer une partie de la différence à la Sabam.

En 2013, Tomorrowland a décidé de jouer cartes sur table avec la Société. Le festival conteste cependant désormais le montant réclamé car il le juge excessif. Un juge devra donc trancher ce nouveau litige. Une décision devrait tomber d'ici le mois d'octobre de l'année prochaine.