Est-il encore besoin de présenter Thomas Gunzig, un garçon que la Belgique francophone qui se lève tôt connaît bien pour ses Cafés serrés sur La Première; billets d'humeur généralement corrosifs qui lui ont notamment valu de se faire cataloguer parfait "prototype du bobo bien-pensant qui agit en toute impunité sur le service public sans débat contradictoire" par l'innénarable sénateur Desthexe (qui a pourtant lui-même fort tendance à bloquer sur les réseaux sociaux les gens qui le contredisent trop?).

Thomas Gunzig n'est bien entendu pas qu'une figure médiatique de plus du PAW (paysage audio-visuel wallon) ou même un chroniqueur issu des batteries de poussins à prétentions comiques de Reyers. Lui, ne sort pas de receuils de chroniques lues à la radio (refus catégorique!) mais des romans, connus et remarqués pour leur bizarrerie même si pas toujours très vendus. Sur le tard, le voilà également devenu scénariste, principalement pour le théâtre et le cinéma. Si le Tout Nouveau Testament écrit avec Jaco Van Dormael peut laisser un peu froid, la suite de cette collaboration est nettement plus affolante puisque la paire Gunzig/Van Dormael est actuellement occupée à scénariser pour le cinéma une adaptation de Mon chien Stupide, un grand bouquin du grand John Fante. Bref, loin d'être un écrivain ayant trouvé son petit confort dans les lettres belges, Thomas Gunzig reste surtout un plumitif multi-prises, plein de promesses et ne pratiquant pas non plus trop la langue de bois. Autrement dit, un client parfait pour une rentrée sympatoche. (sc)

Est-il encore besoin de présenter Thomas Gunzig, un garçon que la Belgique francophone qui se lève tôt connaît bien pour ses Cafés serrés sur La Première; billets d'humeur généralement corrosifs qui lui ont notamment valu de se faire cataloguer parfait "prototype du bobo bien-pensant qui agit en toute impunité sur le service public sans débat contradictoire" par l'innénarable sénateur Desthexe (qui a pourtant lui-même fort tendance à bloquer sur les réseaux sociaux les gens qui le contredisent trop?).Thomas Gunzig n'est bien entendu pas qu'une figure médiatique de plus du PAW (paysage audio-visuel wallon) ou même un chroniqueur issu des batteries de poussins à prétentions comiques de Reyers. Lui, ne sort pas de receuils de chroniques lues à la radio (refus catégorique!) mais des romans, connus et remarqués pour leur bizarrerie même si pas toujours très vendus. Sur le tard, le voilà également devenu scénariste, principalement pour le théâtre et le cinéma. Si le Tout Nouveau Testament écrit avec Jaco Van Dormael peut laisser un peu froid, la suite de cette collaboration est nettement plus affolante puisque la paire Gunzig/Van Dormael est actuellement occupée à scénariser pour le cinéma une adaptation de Mon chien Stupide, un grand bouquin du grand John Fante. Bref, loin d'être un écrivain ayant trouvé son petit confort dans les lettres belges, Thomas Gunzig reste surtout un plumitif multi-prises, plein de promesses et ne pratiquant pas non plus trop la langue de bois. Autrement dit, un client parfait pour une rentrée sympatoche. (sc)