Sa langue française, malaxée d'idiomes anglophones et d'un accent à couper le phoque, sonne comme un incompréhensible patois irréel. La musique n'est pas mal non plus: dégingandée, elle souffle, renâcle, broute, mouline et dégouline une mixture de remugle rock et de fièvre aphteuse folky. Si vous rajoutez à ce menu électrique une graine d'humour et d'observation anthropologique, Mademoiselle Leblanc, 22 ans, est bien la meilleure nouvelle en provenance des érables francophones depuis Pierre Lapointe. Dans un genre nettement plus carnassier qui s'octroie néanmoins l'un ou l'autre tempo apaisé, digne du vieux Charlebois mélodique (Câlisse-moi là).

LISA LEBLANC, LISA LEBLANC, DISTRIBUÉ PAR PIAS.

Sa langue française, malaxée d'idiomes anglophones et d'un accent à couper le phoque, sonne comme un incompréhensible patois irréel. La musique n'est pas mal non plus: dégingandée, elle souffle, renâcle, broute, mouline et dégouline une mixture de remugle rock et de fièvre aphteuse folky. Si vous rajoutez à ce menu électrique une graine d'humour et d'observation anthropologique, Mademoiselle Leblanc, 22 ans, est bien la meilleure nouvelle en provenance des érables francophones depuis Pierre Lapointe. Dans un genre nettement plus carnassier qui s'octroie néanmoins l'un ou l'autre tempo apaisé, digne du vieux Charlebois mélodique (Câlisse-moi là).