Une culture alternative expérimentale et d'avant-garde, en marge des circuits commerciaux officiels et traditionnels, telle est la définition la plus courante de l'underground musical. Souvent peu médiatisée, voire inconnue du grand public, la scène électro underground est la plupart du temps associée à la 'bass music' qui regroupe notamment la dubstep et la drum and bass, mais aussi la techno, le dub, le half-time ou encore la trap. Caractérisée par des sons électroniques agressifs, des basses prenantes, des rythmes déstructurés et des atmosphères particulièrement sombres et prenantes, cette mouvance nous vient tout droit d'Angleterre et s'adresse à un public restreint mais passionné. Descendant de la rave culture, la musique underground a touché notre patrie il y a bien des années et persiste grâce à des organisations comme Kinetik, Mentality ou Star Warz, pour ne citer qu'elles.

Une question d'interprétation

Si la sphère musicale était un immense iceberg, on pourrait considérer que la scène alternative en est la partie submergée, à l'opposé du commercial, des foules et de l'argent. Car le propre de l'underground, comme nous le confirme Jurgen de Star Warz, c'est d'être caché, peu connu et faiblement médiatisé: pour faire court, tout ce qui est à l'encontre ou en marge du commercial. Et encore - il est important de le souligner - tout le monde n'a pas la même perception de ce qu'est la culture underground, surtout quand on parle de l'aspect musical de la chose. "L'underground, c'est avant tout une question d'interprétation. Pour certains, ce que moi j'appelle de la drum and bass commerciale sera considéré comme de la musique underground, d'autres ne seront pas d'accord. Pour moi, l'underground c'est une scène cachée, alternative, indépendante et relativement jeune. Hip hop, skateboard, drum and bass, rave culture, tout ça fait partie de ce courant spécifique", explique Thomas, l'un des membres du collectif Mentality.

Un terrain de jeu nocturne

Aujourd'hui, c'est principalement via les soirées que le courant perdure et évolue sur notre territoire. Jurgen, Belge passionné de drum and bass - un sous-genre de musique électronique typique du mouvement underground, s'est lancé dans l'organisation événementielle il y a plus de 15 ans et a créé Star Warz, l'une des premières agences d'organisation de soirées alternatives qui s'est rapidement imposée comme la référence belge en matière d'événements underground. Il nous explique comment il a découvert sa vocation: "Je mixais déjà de la drum and bass à l'époque et je devais aller chercher mes plaques à Londres. Après plusieurs allers et retours, j'ai décidé d'ouvrir mon propre magasin de disques en Belgique. Pour le premier anniversaire de ma boutique, j'ai voulu organiser une petite fête avec un line-up essentiellement drum and bass. À ma grande surprise, la soirée était sold out. J'ai vendu ma boutique et je suis devenu organisateur d'événements." Aux côtés de ce pionnier, d'autres organisations plus jeunes ont fait surface et partagent le même objectif de véhiculer cette culture alternative musicale qui les passionne: Mentality, un collectif qui privilégie l'accessibilité et qui veut donner une dimension sociale au mouvement underground, et Kinetik, à la fois label et agence événementielle.

Jurgen, a.k.a One87 aux platines, Wouter Maeckelberghe
Jurgen, a.k.a One87 aux platines © Wouter Maeckelberghe

Une scène qui bouge

Quelle que soit l'organisation, tous s'accordent à dire que la scène underground belge a encore un bel avenir devant elle. "On a une très belle scène en Belgique. Quand on regarde nos événements ou nos festivals, on n'a pas mal de jolis bijoux qui mettent en avant un large panel de musique et de genres et on a d'excellents producteurs, comme Alix Perez, Hypoxia ou Murdock", affirme Quentin, le fondateur de Kinetik. Jurgen - et quiconque capable de fouiller un peu les agendas en ligne - peut le confirmer: "Presque toutes les semaines, il y a au moins un événement techno, drum and bass ou autre quelque part en Belgique. C'est une preuve incontestable que cette scène bouge et continue d'attirer du monde." Qui plus est, en Belgique, la concurrence en matière d'événements underground se veut amicale et bon enfant en comparaison à celle que l'on peut observer chez nos voisins anglo-saxons qui se vouent une bataille féroce. C'est probablement du fait que chez nous, la scène est nettement moins saturée, même si des conflits surviennent parfois. "On essaye à tout prix d'éviter qu'il y ait plusieurs événements dans le même genre le même jour, parce que ça scinde le public qui n'est pas non plus énorme", explique Ben de Mentality. Car les 'date clash', comme on les appelle dans le milieu, ont de fâcheuses conséquences financières pour les organisateurs qui perdent une partie de leur public. En somme, ça n'arrange personne, bien au contraire.

Une organisation de plus en plus complexe

Comme tout événement, ce genre de soirées nécessite une préparation conséquente et qui peut parfois prendre plusieurs mois. Car même si l'underground se définit comme étant caché, il est important de médiatiser un tant soit peu les événements s'y attachant et de communiquer auprès du public visé. Fort heureusement, les nouvelles technologies apportent leur lot d'avantages, notamment avec les réseaux sociaux qui permettent de diffuser les événements mais aussi d'évaluer les risques associés à ceux-ci et le nombre de participants attendus, par exemple. "La communication est devenue de plus en plus indispensable avec les nouvelles technologies. Avant, tu distribuais des flyers et les gens savaient où aller", se rappelle Ben. Et ce n'est qu'une petite partie du travail considérable que doivent effectuer les organisateurs. En plus d'informer leur public, ces derniers prennent des risques quasi constamment et ne savent jamais très bien où ils mettent les pieds, même si les outils issus des nouvelles technologies ont amélioré la situation. "On ne peut pas être sûr à 100% que notre line-up est le meilleur: on fait en fonction de nos goûts mais ce ne sont pas ceux de tout le monde", confie Kris, un des membres du collectif Mentality, un avis que partage Quentin, l'homme derrière Kinetik. D'autant plus qu'il faut penser à réserver les hôtels et les moyens de transport des artistes internationaux, s'assurer de la sécurité du public et des intervenants, tenir compte des facteurs extérieurs, trouver une salle et s'assurer que la foule respecte les lieux. Et c'est là une des difficultés majeures que rencontrent les organisateurs. "Il est de plus en plus difficile de trouver une salle acceptant d'accueillir un événement centré sur la musique alternative", explique Quentin.

Le collectif Mentality au complet, Rémy Rupp
Le collectif Mentality au complet © Rémy Rupp

Labéliser pour promouvoir?

Kinetik a choisi de promouvoir l'underground musical non seulement via l'événementiel mais aussi via la création d'un label chargé de mettre en avant des artistes nationaux mais aussi internationaux. Les labels électro underground belges, on peut aisément les compter sur les doigts de la main, mais leur existence se justifie, comme le signale Quentin: "À force de proposer des événements et des artistes propres à nous, on a eu envie de promouvoir certains artistes et certains genres de musique: on a décidé de créer un label, Kinetik Records." Et ici aussi, la route s'apparente plus à un parcours d'obstacles qu'à autre chose. Bien que la concurrence soit faible voire inexistante, la scène alternative n'échappe pas à la crise du secteur musical. À l'ère du Web et du téléchargement, vendre de la musique n'a jamais été si compliqué. "Le plus compliqué c'est le retour sur investissement. Nos recettes sont très faibles et toute l'équipe travaille bénévolement. La musique se vend, mais pas aussi bien qu'avant", avoue celui qui dirige Kinetik. Pourtant, la demande est là et Kinetik prouve petit à petit qu'il est possible de faire son trou dans le milieu, un point sur lequel Quentin insiste: "Pendant une petite année, on n'avait que des petits noms peu connus et on avait peu d'artistes. Maintenant, non seulement notre liste s'agrandit mais en plus on s'approche de plus en plus d'une qualité professionnelle et on commence à attirer des gros noms du milieu underground."

Internet et ses infinis débouchés

Le Web, un outil merveilleux qui n'aura jamais fini de nous surprendre tant les possibilités qu'il offre sont nombreuses. Et que ce soit chez les gars de Mentality, de Star Warz ou de Kinetik, personne n'ose dire le contraire. En plus d'offrir une vitrine efficace et abordable pour les événements, la Toile permet une organisation plus efficace et une meilleure anticipation des risques. "À l'époque, c'était beaucoup plus difficile: on ne savait pas évaluer à l'avance comme on le fait maintenant grâce à Facebook et aux autres réseaux sociaux", se remémore le fondateur de Star Warz. Via Facebook, il est également possible de sonder le public sur la programmation d'un événement et donc de proposer un line-up qui répond au maximum aux attentes du public qui évoluent régulièrement. Enfin, Internet est également une plateforme de partage et d'échange qui permet aux labels et aux organisateurs de trouver de nouveaux artistes qu'ils auront ensuite le choix de programmer ou non. Quentin, qui a fait le choix d'un label exclusivement digital nuance: "Le désavantage du numérique, c'est les risques de téléchargement illégal et donc de manque à gagner qu'il faut ensuite compenser. Par contre, depuis une petite dizaine d'années voire plus, Internet a libéré la musique et les artistes. On n'est plus limités aux genres musicaux que les gros labels proposent et on n'est beaucoup moins limités dans la quantité de musique qu'on peut trouver." Une musique qui devient de plus en plus abondante quand on considère également le fait que l'accès à la composition s'est démocratisé au fil des ans. Comme le dit Jurgen, "c'est de plus en plus facile de produire maintenant, par rapport à l'époque où il fallait investir une sacrée somme pour se lancer dans un projet acceptable. De plus en plus de gens peuvent créer de la musique et plein d'artistes talentueux sortent du lot."

Mais sortir du lot, ne serait-ce pas sortir de l'underground, à partir du moment où on acquiert une certaine visibilité? Doit-on rester caché pour être underground?

Calvin Van der Ghinst

Une culture alternative expérimentale et d'avant-garde, en marge des circuits commerciaux officiels et traditionnels, telle est la définition la plus courante de l'underground musical. Souvent peu médiatisée, voire inconnue du grand public, la scène électro underground est la plupart du temps associée à la 'bass music' qui regroupe notamment la dubstep et la drum and bass, mais aussi la techno, le dub, le half-time ou encore la trap. Caractérisée par des sons électroniques agressifs, des basses prenantes, des rythmes déstructurés et des atmosphères particulièrement sombres et prenantes, cette mouvance nous vient tout droit d'Angleterre et s'adresse à un public restreint mais passionné. Descendant de la rave culture, la musique underground a touché notre patrie il y a bien des années et persiste grâce à des organisations comme Kinetik, Mentality ou Star Warz, pour ne citer qu'elles.Si la sphère musicale était un immense iceberg, on pourrait considérer que la scène alternative en est la partie submergée, à l'opposé du commercial, des foules et de l'argent. Car le propre de l'underground, comme nous le confirme Jurgen de Star Warz, c'est d'être caché, peu connu et faiblement médiatisé: pour faire court, tout ce qui est à l'encontre ou en marge du commercial. Et encore - il est important de le souligner - tout le monde n'a pas la même perception de ce qu'est la culture underground, surtout quand on parle de l'aspect musical de la chose. "L'underground, c'est avant tout une question d'interprétation. Pour certains, ce que moi j'appelle de la drum and bass commerciale sera considéré comme de la musique underground, d'autres ne seront pas d'accord. Pour moi, l'underground c'est une scène cachée, alternative, indépendante et relativement jeune. Hip hop, skateboard, drum and bass, rave culture, tout ça fait partie de ce courant spécifique", explique Thomas, l'un des membres du collectif Mentality. Aujourd'hui, c'est principalement via les soirées que le courant perdure et évolue sur notre territoire. Jurgen, Belge passionné de drum and bass - un sous-genre de musique électronique typique du mouvement underground, s'est lancé dans l'organisation événementielle il y a plus de 15 ans et a créé Star Warz, l'une des premières agences d'organisation de soirées alternatives qui s'est rapidement imposée comme la référence belge en matière d'événements underground. Il nous explique comment il a découvert sa vocation: "Je mixais déjà de la drum and bass à l'époque et je devais aller chercher mes plaques à Londres. Après plusieurs allers et retours, j'ai décidé d'ouvrir mon propre magasin de disques en Belgique. Pour le premier anniversaire de ma boutique, j'ai voulu organiser une petite fête avec un line-up essentiellement drum and bass. À ma grande surprise, la soirée était sold out. J'ai vendu ma boutique et je suis devenu organisateur d'événements." Aux côtés de ce pionnier, d'autres organisations plus jeunes ont fait surface et partagent le même objectif de véhiculer cette culture alternative musicale qui les passionne: Mentality, un collectif qui privilégie l'accessibilité et qui veut donner une dimension sociale au mouvement underground, et Kinetik, à la fois label et agence événementielle.Quelle que soit l'organisation, tous s'accordent à dire que la scène underground belge a encore un bel avenir devant elle. "On a une très belle scène en Belgique. Quand on regarde nos événements ou nos festivals, on n'a pas mal de jolis bijoux qui mettent en avant un large panel de musique et de genres et on a d'excellents producteurs, comme Alix Perez, Hypoxia ou Murdock", affirme Quentin, le fondateur de Kinetik. Jurgen - et quiconque capable de fouiller un peu les agendas en ligne - peut le confirmer: "Presque toutes les semaines, il y a au moins un événement techno, drum and bass ou autre quelque part en Belgique. C'est une preuve incontestable que cette scène bouge et continue d'attirer du monde." Qui plus est, en Belgique, la concurrence en matière d'événements underground se veut amicale et bon enfant en comparaison à celle que l'on peut observer chez nos voisins anglo-saxons qui se vouent une bataille féroce. C'est probablement du fait que chez nous, la scène est nettement moins saturée, même si des conflits surviennent parfois. "On essaye à tout prix d'éviter qu'il y ait plusieurs événements dans le même genre le même jour, parce que ça scinde le public qui n'est pas non plus énorme", explique Ben de Mentality. Car les 'date clash', comme on les appelle dans le milieu, ont de fâcheuses conséquences financières pour les organisateurs qui perdent une partie de leur public. En somme, ça n'arrange personne, bien au contraire.Comme tout événement, ce genre de soirées nécessite une préparation conséquente et qui peut parfois prendre plusieurs mois. Car même si l'underground se définit comme étant caché, il est important de médiatiser un tant soit peu les événements s'y attachant et de communiquer auprès du public visé. Fort heureusement, les nouvelles technologies apportent leur lot d'avantages, notamment avec les réseaux sociaux qui permettent de diffuser les événements mais aussi d'évaluer les risques associés à ceux-ci et le nombre de participants attendus, par exemple. "La communication est devenue de plus en plus indispensable avec les nouvelles technologies. Avant, tu distribuais des flyers et les gens savaient où aller", se rappelle Ben. Et ce n'est qu'une petite partie du travail considérable que doivent effectuer les organisateurs. En plus d'informer leur public, ces derniers prennent des risques quasi constamment et ne savent jamais très bien où ils mettent les pieds, même si les outils issus des nouvelles technologies ont amélioré la situation. "On ne peut pas être sûr à 100% que notre line-up est le meilleur: on fait en fonction de nos goûts mais ce ne sont pas ceux de tout le monde", confie Kris, un des membres du collectif Mentality, un avis que partage Quentin, l'homme derrière Kinetik. D'autant plus qu'il faut penser à réserver les hôtels et les moyens de transport des artistes internationaux, s'assurer de la sécurité du public et des intervenants, tenir compte des facteurs extérieurs, trouver une salle et s'assurer que la foule respecte les lieux. Et c'est là une des difficultés majeures que rencontrent les organisateurs. "Il est de plus en plus difficile de trouver une salle acceptant d'accueillir un événement centré sur la musique alternative", explique Quentin.Kinetik a choisi de promouvoir l'underground musical non seulement via l'événementiel mais aussi via la création d'un label chargé de mettre en avant des artistes nationaux mais aussi internationaux. Les labels électro underground belges, on peut aisément les compter sur les doigts de la main, mais leur existence se justifie, comme le signale Quentin: "À force de proposer des événements et des artistes propres à nous, on a eu envie de promouvoir certains artistes et certains genres de musique: on a décidé de créer un label, Kinetik Records." Et ici aussi, la route s'apparente plus à un parcours d'obstacles qu'à autre chose. Bien que la concurrence soit faible voire inexistante, la scène alternative n'échappe pas à la crise du secteur musical. À l'ère du Web et du téléchargement, vendre de la musique n'a jamais été si compliqué. "Le plus compliqué c'est le retour sur investissement. Nos recettes sont très faibles et toute l'équipe travaille bénévolement. La musique se vend, mais pas aussi bien qu'avant", avoue celui qui dirige Kinetik. Pourtant, la demande est là et Kinetik prouve petit à petit qu'il est possible de faire son trou dans le milieu, un point sur lequel Quentin insiste: "Pendant une petite année, on n'avait que des petits noms peu connus et on avait peu d'artistes. Maintenant, non seulement notre liste s'agrandit mais en plus on s'approche de plus en plus d'une qualité professionnelle et on commence à attirer des gros noms du milieu underground."Le Web, un outil merveilleux qui n'aura jamais fini de nous surprendre tant les possibilités qu'il offre sont nombreuses. Et que ce soit chez les gars de Mentality, de Star Warz ou de Kinetik, personne n'ose dire le contraire. En plus d'offrir une vitrine efficace et abordable pour les événements, la Toile permet une organisation plus efficace et une meilleure anticipation des risques. "À l'époque, c'était beaucoup plus difficile: on ne savait pas évaluer à l'avance comme on le fait maintenant grâce à Facebook et aux autres réseaux sociaux", se remémore le fondateur de Star Warz. Via Facebook, il est également possible de sonder le public sur la programmation d'un événement et donc de proposer un line-up qui répond au maximum aux attentes du public qui évoluent régulièrement. Enfin, Internet est également une plateforme de partage et d'échange qui permet aux labels et aux organisateurs de trouver de nouveaux artistes qu'ils auront ensuite le choix de programmer ou non. Quentin, qui a fait le choix d'un label exclusivement digital nuance: "Le désavantage du numérique, c'est les risques de téléchargement illégal et donc de manque à gagner qu'il faut ensuite compenser. Par contre, depuis une petite dizaine d'années voire plus, Internet a libéré la musique et les artistes. On n'est plus limités aux genres musicaux que les gros labels proposent et on n'est beaucoup moins limités dans la quantité de musique qu'on peut trouver." Une musique qui devient de plus en plus abondante quand on considère également le fait que l'accès à la composition s'est démocratisé au fil des ans. Comme le dit Jurgen, "c'est de plus en plus facile de produire maintenant, par rapport à l'époque où il fallait investir une sacrée somme pour se lancer dans un projet acceptable. De plus en plus de gens peuvent créer de la musique et plein d'artistes talentueux sortent du lot." Mais sortir du lot, ne serait-ce pas sortir de l'underground, à partir du moment où on acquiert une certaine visibilité? Doit-on rester caché pour être underground?Calvin Van der Ghinst