Jungle est un groupe plein de surprises. Après un premier projet commun, intitulé Born Blonde, les producteurs et amis d'enfance Josh Lloyd-Watson en Tom McFarland, se sont contentés de leurs initiales, J & T, pour former Jungle en 2013, formation funk 70's et neo soul. En laissant tomber leurs noms, c'était aussi un passé qu'ils décidaient de laisser derrière eux.

Contre toutes attentes, le premier album de Jungle fut un carton. Son successeur For Ever connut aussi son petit succès. Et si le coronavirus n'était pas passé par là, le troisième album aurait dû arriver très prochainement. "Avant le confinement, cela faisait déjà 6 mois que l'on bossait sur de nouveaux morceaux. Sur ce nouvel album, Jungle sera comme un papillon qui peut enfin étirer ses ailes. Mais en attendant que l'on puisse se retrouver, j'avais envie de sortir une mixtape en ligne."

Ce qui nous amène à la surprise du jour: personne ne s'attendait à ce que Josh Lloyd-Watson file en solo. Quoique: "Oui, enfin, je ne crois pas qu'il y a encore grand-chose qui nous surprend. Excepté Kanye West", raconte l'intéressé (rires). C'est chez lui, à Londres, qu'il a vécu le confinement. Durant trois jours, en avril, il a accumulé 40 minutes de nouveau matériel, qui constitue aujourd'hui la mixtape Kosmos. Sur laquelle on trouve notamment des samples d'une réunion de famille virtuelle via la soudainement très populaire application Houseparty (Gotta work harder), ou encore, comme sur le premier album de Jungle, des bruits de porte qui grince ou de chips qui croque.

Hippie

Ces 40 minutes de musique ont également droit à une clip de la même durée. Où il n'est pas question de chorégraphies élaborées comme dans les vidéos de Jungle, mais plutôt d'images de danseurs prises lors de raves anglaises, durant les nineties - auxquelles, pour ceux qui en douteraient, Lloyd, né en 90, n'était pas présent...

Si Kosmos n'est pas un album, mais bien une mixtape, c'est bien parce que "les chansons ont été toutes écrites l'une après l'autre et enregistrées en une seule session". En cela, une mixtape composée d'une traite s'écoute également d'un bout à l'autre. "C'est un voyage." L'occasion de lâcher prise et d'accepter les choses telles qu'elles sont. "Je n'ai pas énormément retravaillé les enregistrements, je voulais que les morceaux restent bruts. L'objectif était d'ouvrir le robinet et de voir ce qui sortait de mon inconscient. Dès que je me retrouve dans cet espace mental créatif, la musique vient d'elle-même."

Comment y arrive-t-il? "Oh man. That's the million-dollar question, non? Le fait est que dès que vous vous retrouvez dans cette situation, vous vous sentez à nouveau comme un enfant. Les gamins ont une imagination incroyable, ils pensent que tout est possible. Les adultes ont trop peur de ce que les autres vont penser. La créativité, c'est comme pêcher au bord d'un lac. Si vous ne vous plantez pas devant la toile avec un pinceau, vous ne ferez jamais non plus de peinture. Vous devez accepter ce qui arrive naturellement."

Un peu comme il a bien fallu accepter la réalité du lockdown? "Exactement. J'ai beaucoup réfléchi à l'angoisse que l'on a pu avoir de perdre le contrôle. Nous avons tous peur d'être jugé par les autres, peur que les autres ne nous trouvent pas chouette. Mais c'est quelque chose que nous ne pouvons pas maîtriser. Alors pourquoi y mettre tant d'énergie? A l'occasion vous pouvez tomber sur quelqu'un qui se trouve parfait. Soyez sûr qu'il ment." (rires) En fait, il a beau pouvoir l'expliquer, ce n'est pas pour cela que Lloyd lâche prise facilement. "J'y travaille. J'essaie d'être heureux et de trouver la paix intérieure. Un sentiment d'amour. Oui, je sais cela sonne un peu hippie, dit comme cela." (rires)

Jungle est un groupe plein de surprises. Après un premier projet commun, intitulé Born Blonde, les producteurs et amis d'enfance Josh Lloyd-Watson en Tom McFarland, se sont contentés de leurs initiales, J & T, pour former Jungle en 2013, formation funk 70's et neo soul. En laissant tomber leurs noms, c'était aussi un passé qu'ils décidaient de laisser derrière eux. Contre toutes attentes, le premier album de Jungle fut un carton. Son successeur For Ever connut aussi son petit succès. Et si le coronavirus n'était pas passé par là, le troisième album aurait dû arriver très prochainement. "Avant le confinement, cela faisait déjà 6 mois que l'on bossait sur de nouveaux morceaux. Sur ce nouvel album, Jungle sera comme un papillon qui peut enfin étirer ses ailes. Mais en attendant que l'on puisse se retrouver, j'avais envie de sortir une mixtape en ligne."Ce qui nous amène à la surprise du jour: personne ne s'attendait à ce que Josh Lloyd-Watson file en solo. Quoique: "Oui, enfin, je ne crois pas qu'il y a encore grand-chose qui nous surprend. Excepté Kanye West", raconte l'intéressé (rires). C'est chez lui, à Londres, qu'il a vécu le confinement. Durant trois jours, en avril, il a accumulé 40 minutes de nouveau matériel, qui constitue aujourd'hui la mixtape Kosmos. Sur laquelle on trouve notamment des samples d'une réunion de famille virtuelle via la soudainement très populaire application Houseparty (Gotta work harder), ou encore, comme sur le premier album de Jungle, des bruits de porte qui grince ou de chips qui croque. Ces 40 minutes de musique ont également droit à une clip de la même durée. Où il n'est pas question de chorégraphies élaborées comme dans les vidéos de Jungle, mais plutôt d'images de danseurs prises lors de raves anglaises, durant les nineties - auxquelles, pour ceux qui en douteraient, Lloyd, né en 90, n'était pas présent...Si Kosmos n'est pas un album, mais bien une mixtape, c'est bien parce que "les chansons ont été toutes écrites l'une après l'autre et enregistrées en une seule session". En cela, une mixtape composée d'une traite s'écoute également d'un bout à l'autre. "C'est un voyage." L'occasion de lâcher prise et d'accepter les choses telles qu'elles sont. "Je n'ai pas énormément retravaillé les enregistrements, je voulais que les morceaux restent bruts. L'objectif était d'ouvrir le robinet et de voir ce qui sortait de mon inconscient. Dès que je me retrouve dans cet espace mental créatif, la musique vient d'elle-même."Comment y arrive-t-il? "Oh man. That's the million-dollar question, non? Le fait est que dès que vous vous retrouvez dans cette situation, vous vous sentez à nouveau comme un enfant. Les gamins ont une imagination incroyable, ils pensent que tout est possible. Les adultes ont trop peur de ce que les autres vont penser. La créativité, c'est comme pêcher au bord d'un lac. Si vous ne vous plantez pas devant la toile avec un pinceau, vous ne ferez jamais non plus de peinture. Vous devez accepter ce qui arrive naturellement."Un peu comme il a bien fallu accepter la réalité du lockdown? "Exactement. J'ai beaucoup réfléchi à l'angoisse que l'on a pu avoir de perdre le contrôle. Nous avons tous peur d'être jugé par les autres, peur que les autres ne nous trouvent pas chouette. Mais c'est quelque chose que nous ne pouvons pas maîtriser. Alors pourquoi y mettre tant d'énergie? A l'occasion vous pouvez tomber sur quelqu'un qui se trouve parfait. Soyez sûr qu'il ment." (rires) En fait, il a beau pouvoir l'expliquer, ce n'est pas pour cela que Lloyd lâche prise facilement. "J'y travaille. J'essaie d'être heureux et de trouver la paix intérieure. Un sentiment d'amour. Oui, je sais cela sonne un peu hippie, dit comme cela." (rires)