Le Focus Brolcast relevant plutôt de la détente et certainement pas du divan de psy ou de l'espace public où régler ses comptes, on évoque à peine Dominique Speeckaert dans cet entretien tournant pourtant autour de son bébé, la Bulex. C'est lui qui lança le concept, en 1990, défendant l'idée d'une soirée mêlant à l'origine vieux punks, gauchistes, gens de la pub, gros branchés et purs zygotos. On n'y allait pas forcément pour la musique, longtemps plutôt mainstream, mais bien pour s'y fendre la gueule (mission souvent accomplie) et même carrément "pécho" (mission régulièrement accomplie itou). Maison du Peuple de Saint-Gilles, ancien cinéma Marivaux, Hippodrome de Boitsfort, Hippodrome de Groenendael, anciennes presses du Vlan, ancienne école de la Batellerie... La Bulex aura souvent investi dans la démesure, des lieux mais aussi d'une affluence massive, avant de connaître des années plus difficiles. Jusqu'à la reprise par Jonathan Giacomelli, dans la tradition du fan devenu partenaire finissant patron.

Seulement voilà, Bruxelles en 2016 et encore plus Bruxelles après le 22 mars 2016 n'est plus la même qu'en 1992, 1993 ou 2002. Organiser une soirée de la sorte demande du temps, de l'argent et surtout un maximum d'autorisations... au risque de malgré tout voir débarquer la police pour tout fermer. C'est ce que nous narre ce Focus Brolcast certes rigolard mais d'où il ressort surtout qu'organiser des fêtes dans la capitale, ce n'est vraiment pas tous les jours la fête. (sc)