Cette grosse kermesse flamande sise entre Gand et Anvers pratique la festivalite -bronzage et hot dog-boudin- comme le revivalisme, mixant artistes contemporains (Primal Scream, Cee Lo Green) et canassons sur le retour. L'année dernière, le festival décrochait une exclu belge avec le concert des Beach Boys, première tournée depuis des lustres avec le génie Brian Wilson. Surprise: ce fut digne et même, à certains moments, synchro à l'angélisme océanique des sixties. Décennie à laquelle Deep Purple et Cooper ne sont pas associés: même s'ils sortent leur album initial respectivement en 1968 et 1969, ils deviennent célèbres dans la première moitié des années 70.

A partir de là, deux pistes s'ouvrent: ou bien vous étiez là, en live, calqués sur l'époque, hurlant Smoke on the Water -écrit par le Purple suite à l'incendie du Casino de Montreux- ou l'ironique School's Out (for summer) de Cooper, sulfureux performer simulant son guillotinage en scène. Ou bien tout cela n'est que de la vieille archéologie rock, d'autant plus déclassée que ses acteurs -sexagénaires bien tapés- n'ont jamais réussi à dépasser par la suite les premières flamboyances de leur carrière. Et se retrouvent 40 ans plus tard, comme porteurs d'un (mini-)mythe apte à réveiller la mélancolie des aînés et à fasciner la djeunesse en mal de gloire formolisée. On dit Cooper et le Purple encore "vaillants": personnellement, on préférait le premier quand il était encore alcoolique plutôt que golfeur (...). Quant aux seconds qui déchiraient via leur hard à gros cheveux, on leur avait -déjà- substitué un certain David Bowie. Qui, pas fou, n'est pas annoncé à Lokeren.

ALICE COOPER À 21H30 ET DEEP PURPLE À 23H45 AUX LOKERSE FEESTEN LE 6 AOÛT, WWW.LOKERSEFEESTEN.BE

Cette grosse kermesse flamande sise entre Gand et Anvers pratique la festivalite -bronzage et hot dog-boudin- comme le revivalisme, mixant artistes contemporains (Primal Scream, Cee Lo Green) et canassons sur le retour. L'année dernière, le festival décrochait une exclu belge avec le concert des Beach Boys, première tournée depuis des lustres avec le génie Brian Wilson. Surprise: ce fut digne et même, à certains moments, synchro à l'angélisme océanique des sixties. Décennie à laquelle Deep Purple et Cooper ne sont pas associés: même s'ils sortent leur album initial respectivement en 1968 et 1969, ils deviennent célèbres dans la première moitié des années 70. A partir de là, deux pistes s'ouvrent: ou bien vous étiez là, en live, calqués sur l'époque, hurlant Smoke on the Water -écrit par le Purple suite à l'incendie du Casino de Montreux- ou l'ironique School's Out (for summer) de Cooper, sulfureux performer simulant son guillotinage en scène. Ou bien tout cela n'est que de la vieille archéologie rock, d'autant plus déclassée que ses acteurs -sexagénaires bien tapés- n'ont jamais réussi à dépasser par la suite les premières flamboyances de leur carrière. Et se retrouvent 40 ans plus tard, comme porteurs d'un (mini-)mythe apte à réveiller la mélancolie des aînés et à fasciner la djeunesse en mal de gloire formolisée. On dit Cooper et le Purple encore "vaillants": personnellement, on préférait le premier quand il était encore alcoolique plutôt que golfeur (...). Quant aux seconds qui déchiraient via leur hard à gros cheveux, on leur avait -déjà- substitué un certain David Bowie. Qui, pas fou, n'est pas annoncé à Lokeren.