Invariablement à l'affût de nouvelles idées ergonomiques, Nintendo délaisse pour ses consoles de jeu la course à l'armement graphique depuis quinze ans. Place à des prises en main ludiques singulières. Ce chemin de traverse a permis à la Wii de populariser l'idée de motion gaming en 2006 tandis que l'écran tactile inférieur de la DS préfigurait le raz-de-marée du jeu vidéo sur smartphone à la même période. Succédant à une WiiU dont la gameplay asymétrique n'a pas pu s'imposer, la Switch renoue avec le succès grâce à une approche hybride entre jeu nomade et sédentaire. Quatre ans après son lancement, l'heure de la révision a ...

Invariablement à l'affût de nouvelles idées ergonomiques, Nintendo délaisse pour ses consoles de jeu la course à l'armement graphique depuis quinze ans. Place à des prises en main ludiques singulières. Ce chemin de traverse a permis à la Wii de populariser l'idée de motion gaming en 2006 tandis que l'écran tactile inférieur de la DS préfigurait le raz-de-marée du jeu vidéo sur smartphone à la même période. Succédant à une WiiU dont la gameplay asymétrique n'a pas pu s'imposer, la Switch renoue avec le succès grâce à une approche hybride entre jeu nomade et sédentaire. Quatre ans après son lancement, l'heure de la révision a sonné. Le tout, avec une Switch OLED-Model à la fois nécessaire et dispensable. En juin dernier, Big N annonçait avoir écoulé 89 millions de Switch dans le monde depuis 2017. Un score plus qu'honorable face aux 116 millions de PlayStation 4 que Sony a vendu depuis 2013. Sans surprise, l'engouement suscité par des titres comme Mario Kart 8 Deluxe et Animal Crossing: New Horizons (qui totalisent à eux seuls près de 71 millions de copies) explique notamment cette performance. Si les médias peinaient à expliquer le principe de la Switch à son lancement, son format hybride taillé pour un usage à la fois sédentaire et mobile fait désormais des émules. Du Steam Deck de Valve, prévu pour la fin de cette année, au projet Game Console de Tencent, une nouvelle race de bécane semi-nomade basée sur des architectures PC courent en effet après son succès. Face à cette montée en puissance de projets incluant également les consoles portables One GX1 Pro et autres Aya Neo graphiquement haut de gamme, la Switch OLED-Model garde son calme et ne gonfle pas ses performances intrinsèques. Son écran de près de 18 centimètres de diagonale augmente toutefois sa superficie d'affichage de deux centimètres. Et, surtout, sa luminosité. Ce dernier point rend désormais son usage nomade en journée nettement plus lisible que précédemment. Équipé d'un pied et de haut-parleurs nettement améliorés, cet écran de 720 p offre en outre des couleurs plus vibrantes et des noirs plus profonds particulièrement sur les tracés psychédéliques de Mario Kart 8 Deluxe. Notons enfin que la console permet environ cinq heures d'autonomie, soit une vingtaine de minutes en plus que sa devancière. Reliée en 1080 p (toujours pas de 4K à l'horizon) à un téléviseur, la Switch OLED-Model ne marque par contre aucune progression visuelle dans son usage en salon. Une poignée de correction bienvenue illumine toutefois son hardware. Toujours doublée d'un lecteur de carte SD élargissant sa capacité, sa mémoire interne passe ainsi de 32 à 64 Go. La station de dock de la Switch OLED-Model évolue légèrement. Son nouveau port Ethernet permet aussi d'envisager des parties en ligne sur Splatoon plus sereinement qu'en Wifi. Coiffé (optionnellement) d'une esthétique noire et blanche évoquant un peu tristement la PlayStation 5, la Switch OLED-Model s'adresse aux nouveaux venus. Mais aussi aux propriétaires de Switch recherchant plus de confort en déplacement. Une approche somme toute logique, vu que Nintendo a popularisé le jeu vidéo mobile dans les années 80.