Que deviendrait le monde si tous les mammifères porteurs du chromosome Y -en ce compris les mâles humains donc- mouraient? Les survivantes au centre de cette production FX on Hulu -et distillée au gré d'un épisode par semaine sur Disney+- n'ont pas à se poser la question: un mystérieux mal tue tous les hommes sous leurs yeux, dans leurs lits, au bureau, contraignant les femmes à (trop vite) enc...

Que deviendrait le monde si tous les mammifères porteurs du chromosome Y -en ce compris les mâles humains donc- mouraient? Les survivantes au centre de cette production FX on Hulu -et distillée au gré d'un épisode par semaine sur Disney+- n'ont pas à se poser la question: un mystérieux mal tue tous les hommes sous leurs yeux, dans leurs lits, au bureau, contraignant les femmes à (trop vite) encaisser le choc et à devoir gérer le chaos qui s'ensuit. Si elle rêvait peut-être du Bureau ovale, la sénatrice américaine Jennifer Brown (Diane Lane) n'imaginait pas forcément devenir ainsi présidente des États-Unis, étant la première survivante dans l'ordre constitutionnel de succession. Nouvelle surprise quand la stoïque et mystérieuse agente 355 (Ashley Romans) lui ramène son fils Yorick (Ben Schnetzer), pauvre prestidigitateur loser. Les inégalités du monde d'avant ne deviennent que plus flagrantes au lendemain de la catastrophe. L'un des premiers problèmes à régler consiste en l'entretien des centrales électriques: les ingénieurs en chef, tous hommes, n'étant plus, il faut retrouver les expertes féminines qui ont été laissées trop souvent de côté. Tout comme cette généticienne un brin originale appelée à devoir comprendre pourquoi Yorick est le seul survivant de son sexe. Des quatre premiers épisodes, encore trop coincés dans la gestion de l'immédiat, on espère une suite qui viendrait s'étendre sur les questions sociétales soulevées par ce point de départ. La démocratie étêtée au moins de moitié se voit en effet secouée par des suspicions de complots et des révoltes populaires. Un peu tétanisée par son ampleur, l'accroche aux arcs narratifs multiples de cette adaptation d'un comics DC méritera des développements politiques plus consistants. On se replongera dans l'exceptionnelle The Leftovers pour son traitement déchirant du vide laissé par les absents.