Le Danois Jussi Adler-Oslen a de la suite dans les idées: depuis dix ans et le début de ses "enquêtes du département V", le bureau des affaires classées mené par les inspecteurs Assad et Carl Mock, l'écrivain a distillé des bribes d'information...

Le Danois Jussi Adler-Oslen a de la suite dans les idées: depuis dix ans et le début de ses "enquêtes du département V", le bureau des affaires classées mené par les inspecteurs Assad et Carl Mock, l'écrivain a distillé des bribes d'information sur le premier cité, au passé nébuleux. Cette huitième enquête, comme toujours très différente des précédentes, le concerne cette fois très spécifiquement et regroupe tous les petits cailloux posés sur le chemin de ses lecteurs depuis Miséricorde. Une réfugiée morte en Méditerranée, comme 2 116 personnes avant elle cette année-là, le renvoie soudain vers son épouse, son fils, et son passé qui, soudain, va s'éclairer. Lorgnant cette fois plus vers John le Carré que vers Lee Child, Jussi Adler-Olsen amène son thriller vers les rives du roman d'espionnage, sans perdre les spécificités qui ont fait de lui un fabricant de best-seller: des intrigues complexes servies par un style dépouillé, un humour parfois féroce et un regard acéré sur les maux de nos sociétés modernes, dont l'accueil réservé aux réfugiés du Moyen-Orient n'est pas le moindre. Les habitués seront aux anges.