Sic transit gloria mundi. Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne. Les langues, quelles qu'elles soient, ne manquent pas de ressources pour exprimer le peu de distance qui sépare la gloire de l'oubli. Tel est le destin de Nicolas Schöffer (1912-1992), plasticien français d'origine hongroise. De son vivant, l'homme a connu toutes les consécrations dont un artiste peut rêver, reconnaissance du public, de ses pairs et de la critique -entre autres avec l'attribution en 1968 du Grand prix de sculpture de la Biennale de Venise. En 1975, le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris lui dédie sa dernière grande exposition de son vivant. À cette éclatante fortune anthume a succédé......