"Tu ne peux pas dire à un mec qui s'injecte de l'héroïne: "Demain, t'arrêtes". Il va pas te répondre: "Ok, ça marche, je jette ma seringue". À un moment, tu te trouves empêtré dans des sables mouvants et t...

"Tu ne peux pas dire à un mec qui s'injecte de l'héroïne: "Demain, t'arrêtes". Il va pas te répondre: "Ok, ça marche, je jette ma seringue". À un moment, tu te trouves empêtré dans des sables mouvants et tu ne sais plus en sortir. Quand tu n'as plus de corde à laquelle t'accrocher, tu coules." Allemands d'origine kurde, palestinienne ou encore iranienne, Agit, Ahmad, Kianush, Parham et Sinan partagent un bout de leurs rêves et de leurs parcours cabossés. L'un se voyait bien entrer dans la police mais a été condamné pour chantage, intimidation et vol à main armée. L'autre a troqué les cellules contre le milieu du rap. Ils évoquent la tentation de l'argent facile. La drogue et les cambriolages vers 15-16 ans. Les potes qui se sont pris sept balles et n'avaient rien à se reprocher sinon faire partie de la famille. Un autre monde, c'est la prison, les conneries, les mauvaises fréquentations et la musique pour s'en sortir. Le prix du documentaire au festival du film de Munich 2019...