"ALL THIS DANCIN' AROUND"

DISTRIBUÉ PAR V2.
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DISTRIBUÉ PAR V2. Certains courent toute leur vie derrière. Avec son 3e album, Triggerfinger y est arrivé: pondre l'album de son rêve. Ou en tout cas, celui qui correspond le mieux à l'énergie que peut dégager sur scène "le groupe le plus bruyant d'Anvers". C'est le paradoxe de Triggerfinger. Alors que de plus en plus de groupes montés derrière un écran de PC ont du mal à passer l'étape de la scène, le défi de Triggerfinger consistait à réussir enfin à graver sur bande le groove métallique qui a fait leur réputation en live. Pas un hasard si le trio vient d'ailleurs de remplir par 3 fois l'Ancienne Belgique, avant même que le nouveau All This Dancin' Around soit sorti... Il faut dire que le précédent What Grab's Ya? avait déjà bien fonctionné. Au point d'atteindre les 15 000 exemplaires vendus, soit un disque d'or. Pas mal pour un groupe dont le rock "couillu" ne trouve pas toujours facilement son chemin sur les ondes radio... L'objectif de All This Dancin' Around était donc clair: diminuer l'écart qui subsistait encore parfois entre les concerts bouillonnants et l'exercice studio. Pour cela, le trio de vieux briscards composé de Ruben Block, Mario Goossens et Monsieur Paul s'est carrément envolé jusqu'à Los Angeles. On ne se refuse rien... Mario Goossens: "Le truc, c'est qu'avec la crise et le dollar qui est assez bas, cela revient quasi aussi cher que de bosser ici. Entre enregistrer ici dans un excellent studio pendant un mois, et faire la même chose à LA, hôtel et bagnole inclus, on n'a pas hésité longtemps."Triggerfinger a donc débarqué en avril dernier au studio Sound City, dont les murs capitonnés ont notamment accueilli les enregistrements du Nevermind de Nirvana... Pour tenir les manettes, le groupe a demandé les services du producteur Greg Gordon, connu notamment pour son boulot avec Oasis, Slayer ou encore Soulwax. Ruben Block: "On est un petit groupe belge. Il ne nous attendait pas vraiment. Et pourtant, il s'est montré directement super enthousiaste." Dès le départ, le pli est pris de jouer ensemble et en live, se contentant parfois d'une seule prise. "Y compris un morceau comme My Baby's Got A Gun, par exemple, long de plus de 8 minutes. " Le trio s'est amusé en tout cas, cela s'entend, se permettant même de reprendre Ray Charles ( All Night Long), totalement plongé dans une démarche à l'ancienne. "Le digital, c'est pas trop pour nous. On préfère se marrer à enregistrer une rythmique en tapant sur une échelle ou en utilisant du papier de verre... "Triggerfinger, c'est donc du rock pour suer, du rock pour suinter. Et pour danser comme le suggère le titre du nouvel opus? "On fait du rock'n'roll, souligne Monsieur Paul. Or le roll est très important là-dedans. Beaucoup de groupes l'oublient. Faire du bruit n'est pas compliqué. Après, il faut qu'il y ait une vibration, un groove, ce truc un peu sexy. Pour nous, c'est indispensable, et dans les 3, il y en a toujours un pour le rappeler au cas où l'on perd le fil. "EN CONCERT ENTRE AUTRES LE 27/02 AU DEPOT, LOUVAIN; LE 12/03 AU TRIX, À ANVERS... LAURENT HOEBRECHTS