C'était un pari audacieux: traiter de sujets sérieux et ultra contemporains (Black Lives Matter, le politiquement correct, les réseaux sociaux, etc.) sur un ton décalé et un format très court (cinq épisodes d'une trentaine de minutes chacun). B.J. Novak était déjà acteur...

C'était un pari audacieux: traiter de sujets sérieux et ultra contemporains (Black Lives Matter, le politiquement correct, les réseaux sociaux, etc.) sur un ton décalé et un format très court (cinq épisodes d'une trentaine de minutes chacun). B.J. Novak était déjà acteur (notamment dans la version US de The Office), écrivain, scénariste et auteur de contes pour enfants, le voilà créateur de série. On ne sait trop pourquoi, comme Rod Serling dans la légendaire Quatrième Dimension, il apparaît face caméra en prélude de chaque épisode. Le casting est alléchant, mais The Premise pousse régulièrement des situations déjà peu vraisemblables jusqu'à l'absurde, quitte à totalement perdre le spectateur. Ici, un garçon autoproclamé woke, pensant sauver, vidéo à l'appui (sa propre sex tape), un jeune Noir victime de violences policières, se voit sacrifié sur l'autel de la cancel culture. Là, un homme dont la fille a été assassinée dans une tuerie de masse se fait engager dans une association de défense du droit du port d'armes à feu... C'est censé être drôle, c'est souvent embarrassant. À moins qu'il ne s'agisse de ce genre d'humour réservé à une élite, un 48e degré, ou quelque private joke. On a d'autres séries moins autosatisfaites à regarder.