Les indispensables éditions Carlotta remettent en lumière l'oeuvre trop peu connue de l'immense Peter Bogdanovich, l'un des plus personnels et atypiques cinéastes du Nouvel Hollywood, via la parution de quatre objets superbes tant sur la forme que sur le fond. Les coffr...

Les indispensables éditions Carlotta remettent en lumière l'oeuvre trop peu connue de l'immense Peter Bogdanovich, l'un des plus personnels et atypiques cinéastes du Nouvel Hollywood, via la parution de quatre objets superbes tant sur la forme que sur le fond. Les coffrets DVD/Blu-ray de prestige de son chef-d'oeuvre The Last Picture Show (1971), chronique douce et dure à la fois de la ruralité désenchantée, et de la pépite mélancolique Saint Jack (1979), grand film sur la corruption des hommes et des âmes où brille Ben Gazzara en proxénète américain déraciné à Singapour, regorgent de précieux memorabilia (affiche, photos, cartes postales...). Dans Le Cinéma comme élégie, riche ouvrage de conversations brassant autant de préoccupations thématiques ou historiques qu'intimes ou formelles, le critique français Jean-Baptiste Thoret présente son art comme l'expression d'une nostalgie d'un temps passé tel qu'il n'a peut-être jamais existé ailleurs que dans les films. Tandis que La Mise à mort de la licorne, roman-essai bouleversant d'inconsolable tristesse publié en 1984 mais pour la première fois traduit en français, voit le réalisateur revenir sur sa fulgurante histoire d'amour brisée avec la playmate assassinée Dorothy Stratten. Voyez, lisez, vivez Peter Bogdanovich!