C'est incontestablement l'événement plastique de la rentrée: la première exposition personnelle de l'artiste mexicaine en Belgique. Mis en appétit par les oeuvres que l'intéressée montre en ce moment à la 58e...

C'est incontestablement l'événement plastique de la rentrée: la première exposition personnelle de l'artiste mexicaine en Belgique. Mis en appétit par les oeuvres que l'intéressée montre en ce moment à la 58e Biennale de Venise -entre autres La Búsqueda, une installation liée aux meurtres restés inexpliqués dans la ville de Juárez-, on trépigne d'impatience de découvrir cette proposition inédite mêlant de nouvelles pièces directement en lien avec la ville qui l'accueille et des pièces majeures emblématiques d'une pratique au croisement du baroque et de l'engagement politique. Pour en prendre la mesure, il faut se souvenir que parallèlement à ses études d'art, Margolles a obtenu un diplôme en médecine légale, spécialisation qui l'a poussée à examiner la mort au plus près de sa réalité. Le détail est tout sauf anodin dans un pays en proie à une violence endémique, quelque part entre l'injustice sociale constitutive et le narcotrafic. C'est donc une exposition hautement inflammable que l'on s'apprête à découvrir.