On le sait, les années 80 seront la décennie de tous les succès ( The Blues Brothers, Le Loup-garou de Londres, Un fauteuil pour deux, le cultissime clip du Thriller de Michael Jackson) mais aussi du désastre (l'acteur Vic Morrow et un enfant vietnamien décapités par les pales d'un hélicoptère ...

On le sait, les années 80 seront la décennie de tous les succès ( The Blues Brothers, Le Loup-garou de Londres, Un fauteuil pour deux, le cultissime clip du Thriller de Michael Jackson) mais aussi du désastre (l'acteur Vic Morrow et un enfant vietnamien décapités par les pales d'un hélicoptère sur le tournage de La Quatrième Dimension) pour John Landis. Au début des années 70, l'Américain n'est pourtant encore qu'un grand adolescent que sa cinéphilie dévorante pousse à accepter n'importe quel job dans le milieu du 7e art: coursier chez Fox, assistant, cascadeur... À 21 ans à peine, il imagine et parvient à financer vaille que vaille, grâce à son entourage, son premier long métrage: Schlock, satire résolument fauchée des films de monstres qui cite explicitement King Kong, 2001 et Trog. Comédie cartoon davantage formatrice que fondatrice, ce grand clin d'oeil décomplexé à l'humour potache un peu désuet met en scène un gorille préhistorique, le Schlockthropus (Landis lui-même), qui aligne les meurtres sanglants avant de découvrir l'amour en la personne d'une jeune aveugle qui le prend pour un chien. Délirant, souvent sans queue ni tête, le film, restauré et augmenté d'un long entretien avec Landis, vaut surtout pour sa grande liberté de ton, singerie parfaitement assumée et bourrée d'idées loufoques qui transpirent l'amour du cinéma.2019_08_30_16_08_12_66.xml