Ce sera l'un des événements de la rentrée à ne pas manquer. Programmée par le BPS22, l'exposition Us or chaos rassemble une quarantaine d'oeuvres de la fameuse collection "a/political", basée à Londres. Le scénario? Résolument engagé, comme en témoigne un casting qui reprend des plastici...

Ce sera l'un des événements de la rentrée à ne pas manquer. Programmée par le BPS22, l'exposition Us or chaos rassemble une quarantaine d'oeuvres de la fameuse collection "a/political", basée à Londres. Le scénario? Résolument engagé, comme en témoigne un casting qui reprend des plasticiens tout sauf rangés des voitures: Kendell Geers, Nancy Spero, Franko B, Democracia, Teresa Margolles, Andreï Molodkin, Piotr Pavlensky, Andres Serrano... Au générique figure également le nom de Santiago Sierra, activiste inlassable. Pour s'en convaincre, on se rend sur le site de l'intéressé. Né à Madrid en 1966, ce photographe et vidéaste vit et travaille au Mexique. L'homme n'y va pas avec le dos de la cuillère. la preuve avec son intervention, peut-être celle dont on a le plus parlé, à Pulheim-Stommeln en 2007: Sierra avait transformé symboliquement une synagogue désaffectée en chambre à gaz. Pour ce faire, l'intéressé avait déployé six tuyaux à partir des pots d'échappement d'autant de voitures garées, moteur en marche. Potentiellement léthale, l'installation nommée 245 m3 (photo) était uniquement accessible aux visiteurs munis d'un masque à gaz. Sans surprise, l'exposition fut interrompue. Outre une série de documents et de vidéos sur cette proposition décapante, les pages de l'artiste déclinent en noir et blanc ses interventions pertinentes et impertinentes depuis 1990. Et ce, aux quatre coins du globe.