Parmi les artistes présentés dans De liens et d'exils (lire ci-contre), on retient tout particulièrement Saddie Choua, réalisatrice, auteure et artiste visuelle belgo-marocaine née à Bree, dans le Limbourg, en 1973. Son "salon de Fatima" initie une belle réflexion sur la question du...

Parmi les artistes présentés dans De liens et d'exils (lire ci-contre), on retient tout particulièrement Saddie Choua, réalisatrice, auteure et artiste visuelle belgo-marocaine née à Bree, dans le Limbourg, en 1973. Son "salon de Fatima" initie une belle réflexion sur la question du statut de la femme en lien avec la possibilité d'un refuge, une "chambre à soi" évoquée par Virginia Woolf. On n'en attendait pas moins pour une plasticienne qui avait déjà bluffé par le biais d'une oeuvre commanditée par Kanal. Am I the Only One Who Is Like Me? est à découvrir jusque fin juin du côté du quai des Péniches. Le propos? Une installation de six écrans avec écouteurs et objets divers dont le contenu mêle récit autobiographique, culture populaire et critique frontale des dominations. Alléché? On ne saurait trop recommander d'aller jeter un coup d'oeil sur le site de l'intéressée. Celui-ci est segmenté en différentes sections "Films", "Écrits" et "Installations". Au fil des documents, l'évidence du caractère critique de la démarche de Saddie Choua se dessine. Il n'est pas seulement question des problématiques du monde arabe -à l'image du film Ma soeur Zahra. Ou comment je voulais changer mon père en 52 minutes retraçant l'histoire de sa soeur en conflit avec ses parents en raison de son homosexualité-, il y va aussi de nos aveuglements et de nos impensés. Qui ne sont pas des moindres.