"Black Mirror: Smithereens"

Le compositeur japonais s'est inspiré du second épisode de la 5e saison de la série Netflix, pour un album contemporain. Parce que la musique semblant désormais passer derrière les robinets à images, s'incarne ici dans des instrumentaux essentiellement codés. Au-delà de sa science des synthés, Sakamoto fait un meilleur job lorsqu'il surprend en dehors des stéréotypes anxiogènes dark ambient, par exemple dans Chain Smoking Addict, impressionnante usine à baffes soniques. Ou alors dans le titre suivant, Chase, mélange d'acouphènes, de nids d'abeilles et de métallurgie. Toujours dans la conception raisonnable qu'une BO doit pouvoir s'appréhender en-dehors de sa double soeur visuelle: sans être exceptionnelle, celle-ci s'avère dignement inventive.

Distribué par Milan Records.

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