Août 2009. En plein été, une vague de froid venue du sud de Londres rafraîchit d'un coup l'atmosphère. Le buzz tient en deux lettres. Deux X, qui sont à la fois le nom du groupe et de l'album. Ses auteurs ont à peine 20 (XX) ans et pas vraiment la tête d'un boys band. Ils avouent être aussi bien influencés par le dubstep (les échos, la production) que par le r'n'b américain (un certain sentimentalisme). Mais c'est à la cold wave des années 80 qu'ils font surtout penser. Lignes de guitares twangy, basses lugubres, silences polaires. Question image, les clips montrent les jeunes gens vêtus de noir, regards dans le vide. Mais si ça ne rigole peut-être pas, la pop minimaliste de The xx fait un carton, suscitant unanimité critique (il recevra le Mercury Prize en 2010) et chiffres de vente surprenants pour une telle musique downtempo (350 000 albums vendus aux USA, 400 000 au Royaume-Uni, disque d'or en Belgique...). Plus encore, The xx n'a pas été que le hit d'une saison: à sa manière, il a aussi fait bouger les lignes de la pop (même Rihanna a samplé l' Intr...