C'est ce qui s'appelle passer par le chas de l'aiguille. Cela fait six ans que Montevideo a sorti son premier album. Autant dire une éternité. Le temps de se faire oublier, se poser plein de questions, d'imaginer l'éventuel dépôt de bilan, la mise au placard des rêves de succès. En cette fin septembre, le groupe bruxellois est pourtant bien là, un nouveau disque sous le bras. Un petit bijou de pop romantique et dansante, intitulé Personal Space. "L'idéal serait de continuer à écrire sur notre lancée. Mais on est un peu fainéant", sourit Jean Waterlot. "Puis sortir un deuxième album a été une véritable épreuve." L'attente valait en tout cas la peine. Dès l'entame du disque, Montevideo prouve qu'il a changé, mûri. Guitare acoustique, piano aérien, phrasé feutré à la Morrissey, Cave of Kisses a de l'allure, inaugurant un disque pétri de classe, quelque part entre Poni Hoax et Phoenix.
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