Dès le début du confinement, le monde de la nuit s'est activé pour inventer de nouvelles manières de faire la fête. Avec la plupart du temps, la volonté de proposer des solutions pour rentabiliser les initiatives. Le site de référence des musiques électroniques, Resident Advisor, a notamment lancé son Club Quarantine, qui a déjà ouvert par deux fois ses portes virtuelles. Pour profiter des sets de l'impressionnant pan...

Dès le début du confinement, le monde de la nuit s'est activé pour inventer de nouvelles manières de faire la fête. Avec la plupart du temps, la volonté de proposer des solutions pour rentabiliser les initiatives. Le site de référence des musiques électroniques, Resident Advisor, a notamment lancé son Club Quarantine, qui a déjà ouvert par deux fois ses portes virtuelles. Pour profiter des sets de l'impressionnant panel de DJ mixant en live, il suffit de créer son alias. Vous pouvez alors vous balader entre la piste, le bar et les toilettes, tout en "tchatant" avec les autres clubbers présents.Pas de prix d'entrée fixé. Mais chacun est invité à faire une donation. En France, le Sucre, à Lyon, QG du festival Nuits sonores, a également embrayé, en s'inspirant des "cloud rave" lancées en Chine. Diffusées via la plateforme de gaming Twitch, les sessions sont plus classiques -un DJ devant ses machines-, mais elles proposent de soutenir les artistes et les organisateurs avec des dons. Du côté belge, les principaux clubs ont aussi investi très tôt le Net -le Kompass à Gand, Ampère à Anvers... À Bruxelles, ce sont deux jeunes "start-uppers" qui ont lancé le "premier club virtuel", en collaboration avec le Jalousy de Renaud Deru (Attari, Cosy Mozzy). Ici, c'est sur l'appli de vidéoconférence Zoom que le "Square" a pu ouvrir ses portes. Chacun est invité à payer son ticket d'entrée (2 euros pour 10 minutes, 5 euros pour la soirée, de 20 h à minuit), avant de se connecter à la session, annoncée sur Instagram et Facebook. Une fois dans la "salle d'attente", et le paiement de votre entrée vérifié, les organisateurs vous ouvrent les portes du dancefloor. Bon, dans les faits, une soirée au Square reste encore plus proche de la séance de vidéoconférence (ou d'un grand apéro virtuel) que de la piste futuriste pixelisée à la Club Quarantine. Mais les instigateurs comptent bien quitter l'outil Zoom dès qu'ils auront dégagé assez de moyens pour développer leur propre outil. En attendant, pour une fois, vous ne courrez pas le moindre risque de vous faire recaler à l'entrée par le portier...