"Ce film, c'est quelque chose qui m'a pris plutôt qu'un choix. " A peine s'est-on attablé que Philippe Van Leeuw, cinéaste belge affichant la cinquantaine posée, entre dans le vif du sujet, revenant sur les circonstances particulières qui l'ont conduit à tourner Le Jour où dieu est parti en voyage ( critique en page 31), un film viscéral évoquant la mémoire du génocide rwandais de 1994. "Pendant longtemps, je me suis débattu avec les images que j'avais vues à la télévision, mais aussi avec le témoignage de gens que j'ai connus à leur retour de Kigali. Ils avaient été évacués aux premiers jours...