Cinéaste surdoué venu de l'animation sud-coréenne, Yeon Sang-ho ( The King of Pigs, The Fake) offrait en 2016 avec Dernier train pour Busan un spectacle inventif et speedé qui se moquait de la lenteur traditionnelle des morts-vivants. Entre percutante horreur fe...

Cinéaste surdoué venu de l'animation sud-coréenne, Yeon Sang-ho ( The King of Pigs, The Fake) offrait en 2016 avec Dernier train pour Busan un spectacle inventif et speedé qui se moquait de la lenteur traditionnelle des morts-vivants. Entre percutante horreur ferroviaire et mélo familial pur jus, le concept était tout simplement parfait: à bord d'un train reliant Séoul à Busan, la contamination zombie gagnait inexorablement du terrain, wagon après wagon. Quatre ans plus tard, il signe avec Peninsula une suite tout à fait dispensable à ce formidable coup de maître. Joyeusement décomplexé, le film n'en fait pas moins plaisir, qui évoque par la bande la crise des migrants sur le mode outrancier d'une mission de mercenaires fun et cartoon. Personnages allumés et excentriques, zombies voraces et bondissants, surenchère de nouvelles idées rigolotes, scènes d'action musclées et délirantes dopées aux effets spéciaux de jeu vidéo... Parfois un peu trop irréel et confus, Peninsula est moins inspiré et moins ambitieux que Busan, mais propose avec un indéniable savoir-faire un semblable mélange d'horreur bien gore et de sentimentalisme volontiers lyrique, voire carrément violoneux. Amusant, à défaut d'être essentiel.