Cela fait depuis 2013 que la Ville de Bruxelles planche sur les parcours street art. L'ensemble des oeuvres est répertorié sur un site éponyme qui permet de prendre la mesure de quelque 200 oeuvres réalisées par une cinquantaine d'artistes différents. Le tout est géolocalisé comme il se doit, il suffit donc d'un simple smartphone pou...

Cela fait depuis 2013 que la Ville de Bruxelles planche sur les parcours street art. L'ensemble des oeuvres est répertorié sur un site éponyme qui permet de prendre la mesure de quelque 200 oeuvres réalisées par une cinquantaine d'artistes différents. Le tout est géolocalisé comme il se doit, il suffit donc d'un simple smartphone pour s'embarquer au fil d'itinéraires marqués par la découverte. Au total, il existe quatre parcours identifiés à portée de semelles: OAK OAK, Sainte-Catherine, Grand-Place et Marolles. D'une durée approximative d'une heure, les tracés en question sont envisagés comme des boucles et une option "Get route" permet d'être véritablement pris virtuellement par la main au fil des graffs. Ces itinéraires urbains sont parfaits pour découvrir le fleuron du street art originaire de, ou passé par, Bruxelles: Space Invader, Bonom, Jaune, L'Atlas, Denis Meyers, Kool Koor... La liste est longue des contributions, autorisées ou non, au réenchantement de la capitale. Quelques oeuvres anonymes majeures sont également reprises -bravo pour l'hommage aux soldats inconnus. On apprécie le fait, mais hélas ce n'est pas systématique, qu'une notice biographique précise le travail de certains des graffeurs intervenus sur les murs. Parmi les talents à découvrir, il ne faut pas rater Isaac Cordal (photo), dont les propositions disséminées aux quatre coins de la ville s'apparentent à une vraie chasse aux oeufs. Les oeuvres de l'Espagnol sont de petites sculptures représentant des personnages à l'allure bureaucratique. Le tout pour une passionnante " réflexion critique sur notre comportement en tant que masse sociale".