À côté de Souris Calle, un parcours en forme d'hommage à son chat disparu (le projet mégalomane donnant par exemple lieu à un vinyle avec des contributeurs comme The National, Benjamin Biolay ou Pharrell Williams), la sid...

À côté de Souris Calle, un parcours en forme d'hommage à son chat disparu (le projet mégalomane donnant par exemple lieu à un vinyle avec des contributeurs comme The National, Benjamin Biolay ou Pharrell Williams), la sidérante artiste Sophie Calle présente en ce moment à la Galerie Perrotin de Paris Parce que..., une exposition photo idéalement relayée par un catalogue mordoré. Le principe? Chaque cliché de Calle y est caché dans l'interstice d'une reliure japonaise, que le lecteur doit ouvrir s'il veut le découvrir. En regard, un texte (suite de phrases débutant systématiquement par " Parce que") indique la raison d'être de l'image masquée: " Parce que je me demande combien ça coûte", " Parce que c'est celui qui reste qui a le dernier mot", " Parce que l'idée fulgurante d'y convier Bill Gates", " Parce qu'on m'apprend qu'elle est morte le jour de ses noces..." Légende? Mini-nouvelle? Consigne? Le lecteur découvre la justification de la photo avant la photo elle-même. Un amusant pervertissement des habitudes du regardeur.