Après 15 ans d'un stupéfiant parcours commercial avec Oasis -moins fascinant sur le plan créatif-, Gallagher est de retour à la case presque 0 avec ce groupe baptisé Beady Eye (l es yeux globuleux). Le premier single à être officiellement sorti de l'album, en janvier 2011, The Roller, a décroché la 31e place dans les charts, ce qui n'est pas étourdissant. Mais la tournée anglaise débutant au printemps dans des salles moyennes a été sold out instantanément. Aucun split de groupe géant n'a jamais enfanté un successeur de même envergure: on mâchonne encore l'axiome quand l'interview débute devant une tournée d'Irish Coffee. A ma gauche, Liam et le batteur Chris Sharrock, qui ne dira pas un mot pendant les 30 minutes d'interview. A ma droite, les 2 guitaristes, à la fois rythmiques et lead: Andy Bell, le plus sympa, et Gem Archer, dans la lignée sardonique de Liam. En moins drôle (1).
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Après 15 ans d'un stupéfiant parcours commercial avec Oasis -moins fascinant sur le plan créatif-, Gallagher est de retour à la case presque 0 avec ce groupe baptisé Beady Eye (l es yeux globuleux). Le premier single à être officiellement sorti de l'album, en janvier 2011, The Roller, a décroché la 31e place dans les charts, ce qui n'est pas étourdissant. Mais la tournée anglaise débutant au printemps dans des salles moyennes a été sold out instantanément. Aucun split de groupe géant n'a jamais enfanté un successeur de même envergure: on mâchonne encore l'axiome quand l'interview débute devant une tournée d'Irish Coffee. A ma gauche, Liam et le batteur Chris Sharrock, qui ne dira pas un mot pendant les 30 minutes d'interview. A ma droite, les 2 guitaristes, à la fois rythmiques et lead: Andy Bell, le plus sympa, et Gem Archer, dans la lignée sardonique de Liam. En moins drôle (1). Liam: Oui, définitivement. On s'est retrouvés dans la chambre d'hôtel à écluser quelques verres en se disant qu'il fallait faire quelque chose des chansons déjà existantes. Un peu plus tard, en enchaînant 3 titres à la suite en studio, on a compris qu'il y avait un potentiel: d'ailleurs, l'écriture, au départ individuelle, est vite devenue collective, et les morceaux sont signés comme tels. On a fait des démos jusqu'à Noël 2009 puis en mai 2010, on est rentrés avec Steve Lillywhite aux Studios RAK, un endroit formidable des années 60-70... Andy: Oasis était l'un des meilleurs groupes qui aient jamais existé (...), mais il avait en quelque sorte accompli son cycle naturel. On voulait continuer à faire de la musique. Liam: Il y a plus de "démocratie" dans Beady Eye, même si je déteste ce putain de stupide mot. On a tous eu envie de sonner "great", de faire tourner la machine. Beady Eye est un groupe sans leader, ou alors on l'est tous. Et on est impatients de s'attaquer au second album, même si je ne sais pas pourquoi on a sorti notre premier single ( Bring The Light en novembre 2010) en téléchargement gratuit. Putain ( air dégoûté)... Liam: De la créativité, non, mais des maux de tête, oui. Liam: Oui, mais cela n'a rien à voir avec le rétro-rock à la Lenny Kravitz! On aime les années 60 pour la musique, le cinéma, la mode, donc on ne cherche pas à recréer quelque chose, cela sort naturellement. C'est comme la nourriture: on s'en fout que ce soit nouveau si cela a un goût merdique. Les Beatles et les Stones sonnent encore de manière fraîche, 35 ans plus tard ( sic). S'ils existaient aujourd'hui (...), on pourrait directement monter avec eux sur le ring, en compagnie des Who ou des Kinks, on est aussi bons. Liam: Ça me fait bander mec, je me sens bien avec de la réverb. Andy: Avec Oasis, Liam ne venait qu'à la fin du processus d'enregistrement, quand tout le reste était en boîte. Liam: C'était une putain de lutte continuelle, là j'ai tout chanté avec un SOURIRE incroyable, mec! Gem: En Angleterre, la politique est devenue un business, faudra employer un autre mot et cela m'intéressera! Des milliers de gens ont dit " Non" à la guerre dans les rues de Londres et on se l'est quand même prise dans la tronche! Le disque est d'abord optimiste, revigorant. Andy: Pour être politisé, il faut croire un minimum en la politique et je ne connais personne dans ce cas, pas moi plus qu'un autre. J'ai voté mais je n'y crois pas. Notre politique, c'est le groupe. Liam: J'aime voir aux news les gens qui se révoltent et jettent des pierres sur ces foutus clowns de politiciens, mais mon intérêt s'arrête globalement là... Liam: Oui, enfin, non ( hilarité des autres). Je ne fais pas de putains de piqûres au citron avant de monter en scène. Liam: Oui, c'est vrai, je veux être le meilleur et je crois à la compétition. C'est peut-être quelque chose qui vient de l'enfance, quand je devais me distinguer par rapport à mes 2 frères ( et un père alcoolique et violent, ndlr). Si on me demande ce que je pense de tel chanteur, je ne vois pas pourquoi je devrais mentir: quand on démolit mon groupe, je ne vais pas pleurer dans les jupes de ma mère. Etre numéro 2, c'est incroyablement ennuyeux, non? Gem: On ne va pas prendre notre retraite ou retourner aux études, la musique est ce qu'on fait... La dernière tournée d'Oasis a duré 13 mois, là on n'a aucune idée de ce que Beady Eye va amener, c'est vivifiant (...), on va débarquer uniquement avec de nouvelles chansons qu'on va jouer en regardant les gens droit dans les yeux. Liam: Pourquoi la musique aurait-elle dû s'arrêter simplement parce que 2 mecs ne s'entendaient plus? Noel fera aussi des disques formidables. Liam: Non, parce qu'il n'y a pas grand-chose à dire... Liam: De l'ironie? Je ne sais même pas ce que cela veut dire. l (1) EN LIVE, LA FORMATION EST COMPLÉTÉE PAR LE BASSISTE JEFF WOOTON ET LE CLAVIÉRISTE MATT JONES. RENCONTRE PHILIPPE CORNET, À LONDRES