L'adaptation ciselée du Walking Dead d'AMC par Telltale Games et le thème de la paternité creusé par TheLast of Us de Sony ont élevé le jeu vidéo. Soulignant habillement la lente déliquescence morale d'une humanité aux abois, ces succès commerciaux infectés de morts-vivants illustraient une certaine maturité de l'industrie gaming. Days Gone sape littéralement ce travail. Traversé de répliques plus proches de Walker, Texas Rangers que de Sons of Anarchy, ce monde ouvert se vit ainsi comme une série B où les machettes dansent et les têtes volent, sans réfléchir. Une régression étonnamment doublée d'un vrai magnétisme ludique.
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