Du Français installé à New York sous le nom de Nicolas Auvray, on connaissait la série Attractions Nocturnes: Bella Rose. Articulée quelque part entre le roman photo et le film noir, on en aimait les coulisses. C'est en se promenant la nuit dans u...

Du Français installé à New York sous le nom de Nicolas Auvray, on connaissait la série Attractions Nocturnes: Bella Rose. Articulée quelque part entre le roman photo et le film noir, on en aimait les coulisses. C'est en se promenant la nuit dans une ville du sud des États-Unis que le photographe en eut la révélation. Sur son site, l'intéressé raconte: " Un halo de lumière sortait de deux portes jumelles au travers des anciens verres dépolis. Juste un numéro "423", et une inscription "Bella Rose", en transparence. À ce moment une ombre apparaît en se projetant sur cet écran improvisé, et se livre à une étrange danse en transparence. Que se passait-il à l'intérieur de cet espace dont je ne voyais qu'une projection? Invisible de mon côté de la porte, voyeur, je suis resté à regarder et à "filmer" cette scène avec mon Hasselblad." Le résultat évoque la lanterne magique, voire les fameux "flipbooks", ces "folioscopes" que l'on fait défiler rapidement pour prêter vie aux dessins immobiles. Dans la foulée de ce beau travail, on découvre les autres magnétismes US d'Auvray: une balade noire et blanche fascinante dans un pays aussi hallucinant qu'imprévisible, que l'on traverse en spectateur impuissant.