Du 2 mars au 7 avril, la galerie Zedes accueille Natalya Zaloznaya à ses cimaises. Née à Minsk en 1960, cette artiste pas assez connue sous nos latitudes mérite que l'on découvre son travail. Ailleurs, on n'a pas attendu la Belgique pour le faire: son travail est repris dans les collections du Musée d'État, la galerie Tretyakov à Moscou ainsi qu'au ...

Du 2 mars au 7 avril, la galerie Zedes accueille Natalya Zaloznaya à ses cimaises. Née à Minsk en 1960, cette artiste pas assez connue sous nos latitudes mérite que l'on découvre son travail. Ailleurs, on n'a pas attendu la Belgique pour le faire: son travail est repris dans les collections du Musée d'État, la galerie Tretyakov à Moscou ainsi qu'au Musée National de Biélorussie. L'intéressée a également représenté la Biélorussie à la 51e Biennale de Venise (2005). Côté formation, Zaloznaya est diplômée de l'Académie des Beaux-Arts (1985) et a bénéficié de multiples résidences en Ossétie et en Lettonie. Loin de se cantonner aux pays de l'Est, son oeuvre est largement présentée en Europe et aux États-Unis. L'accrochage "Arrêt sur image" témoigne de son travail sur le temps. Pour elle, " le présent n'est plus un point de transition entre passé et futur mais le lieu où s'arrêter, où douter à l'infini comme les figurines en porcelaine, les dormeurs anonymes qui semblent perdre leur temps alors qu'en fait le temps n'arrête pas d'attendre leur réveil". En attendant de découvrir ses oeuvres grandeur nature, le site de cette peintre talentueuse se prête à la découverte. On sait la difficulté qu'il y a à présenter des toiles sur le Net mais la Minskoise s'en tire plutôt bien en offrant une navigation permettant à la fois de faire défiler les tableaux et de les afficher en mode plein écran. Bien sûr, les nuances et les textures ne sont pas restituées avec la même intensité mais l'aperçu dit assez bien l'inventivité formelle et l'aise chromatique. Mention particulière pour la série d'oeuvres Present Continuous, écho à l'exposition bruxelloise, dont on goûte Leap into the Void comme un clin d'oeil à un certain Yves Klein.