Dans le beau clip naturaliste de Vert ébène, le garçon aux yeux revolvers plante le décor de l'album. Un matelas de neige, des forêts sans fin et la lumière hivernale qui lèche les arbres. Vincent y marche en casquette de moujik, juste pour ne pas geler. "Je voulais capter ce truc shamanique, un peu halluciné, du morceau où le thème de l'amour et celui de la mort se mélangent." Métaphore frigorifiée de dizaines de nuits sans sommeil où ne subsiste plus qu'une activité monomaniaque: écrire des chansons. Résultat d'un corps qui cale. "C'est arrivé en septembre 2011, j'allais sortir l'album où il y a le duo avec Berry -Mademoiselle Liberté- qui tournait bien en radio, playlist de France Inter, Europe 1, RTL. Et là, je me suis senti très fatigué. On m'a diagnostiqué une hépatite C, que je portais depuis 20 ans suite à une transfusion sanguine: fallait me soigner, sinon c'était la cirrhose et puis le reste..."
...