À Los Animales en 2254, l'humanité n'est qu'un lointain souvenir. Ces cons d'humains ont fini par la faire sauter, leur grande bombe. Les animaux en ont profité pour prendre le pouvoir, mais pas de chance, ils sont aussi cons que leurs prédécesseurs. Hammerfist le Gorille et Jack Mandrill le babouin sont bien décidés à profiter de la part de space cake que la vie peut offrir à ceux qui se débrouillent bien dans cette nouvelle jungle sans foi ni loi. Gros bras pour des clients désireux de récupérer de l'argent sans trop se mouiller, ils font la tournée des bars glauques, persuadant de manière fort peu subtile les mauvais payeurs à régler leurs dettes. Eux-mêmes débiteurs de Fido, l'organisateur des matchs de catch de "singes sans poils", ils sont sommés par ce dernier de lui ramener des spécimens vigoureux de la zone mutante s'ils ne veulent pas finir en tapis de Black Jack. Manque de bol, ils vont croiser la route du commandant Ramos, dernier représentant intelligent de la race humaine, sorti soudainement d'un vortex spatio-temporel. Monkey Bizness c'est un peu La Planète des singes de Pierre Boulle sous acide. Le scénario hilarant d'El Diablo se joue des codes des gangs qui écument le Los Angeles contemporain, aidé dans son entreprise par l'excellent dessin du trop rare Pozla, graffeur à ses heures. À (re)découvrir, une dose de Dr. Dre dans les oreilles.

De Pozla et El Diablo, éditions Ankama, 400 pages.

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