Si Hollywood sut entretenir avec brio la flamme du mélodrame flamboyant (Douglas Sirk en fut le maître), le cinéma italien ne fut pas en reste, même si ses créations dans le genre connurent moins de résonance internationale. La ...

Si Hollywood sut entretenir avec brio la flamme du mélodrame flamboyant (Douglas Sirk en fut le maître), le cinéma italien ne fut pas en reste, même si ses créations dans le genre connurent moins de résonance internationale. La preuve par cette rareté de 1958, exhumée par le ciné-club de France 3 et qui porte la signature de Raffaello Matarazzo. C'est l'histoire d'un gamin orphelin de père, qui se cache à bord d'un bateau. Le capitaine, s'en apercevant, le ramène chez lui, où il fera connaissance de la mère du garçonnet. On devine vite que le marin tombera amoureux de la mère... Sans doute Malinconico autunno ("automne mélancolique") n'a-t-il pas spécialement bien vieilli. Au point parfois de faire sourire quand il voudrait faire pleurer. Mais sa programmation n'en est pas moins une bonne nouvelle cinéphile. Et un rappel du talent de Raffaello Matarazzo, réalisateur d'origine napolitaine ayant tourné une quarantaine de films. Pour la petite histoire, on lui doit d'avoir, le tout premier, sollicité Nino Rota pour une musique de cinéma.