Les grands éditeurs n'accompagnant plus les pensées émergentes et ne traduisant plus les écrits des grandes figures internationales, il revient aux petites maisons d'opérer le travail de défrichage. C'est le cas en cette rentrée, qui verra Zulma poursuivre...

Les grands éditeurs n'accompagnant plus les pensées émergentes et ne traduisant plus les écrits des grandes figures internationales, il revient aux petites maisons d'opérer le travail de défrichage. C'est le cas en cette rentrée, qui verra Zulma poursuivre la diffusion en français des travaux de Timothy Morton ( Être écologique), Divergences publier les réflexions de Mike Davis sur le coronavirus ( Le monstre est parmi nous), Zones Sensibles faire paraître le chef-d'oeuvre de William Cronon, Chicago, métropole de la nature, ou les Presses du Réel opérer une mise à jour panoramique avec Terraformation 2019 de Benjamin H. Bratton, Jeu de construction pour une théorie des médias de Hans Magnus Enzensberger , Introduction à l'esthétique de Masakazu Nakai ou Le Contemporain, l'Intempestif et l'Imminent de Emmanuel Alloa. La pensée de langue française ne s'est pas endormie pour autant: Thomas Piketty revient avec Une brève histoire de l'égalité (Seuil), Camille de Toledo avec Le fleuve qui voulait écrire (Les liens qui libèrent), Philippe Baudouin avec Apparitions (Hoëbeke) ou nos compatriotes Véronique Bergen et Stéphane Lambert avec des essais sur Liliana Cavani ( Portier de nuit, Les Impressions Nouvelles) ou Paul Klee ( Paul Klee jusqu'au fond de l'avenir, Arléa).