"Bafololo"

L'ingénieuse du son/productrice Christine Verschorren (Ghinzu, Montevideo, Soledad) a enregistré Lola Bonfanti ( lire son portrait page 4) dans une église du...

L'ingénieuse du son/productrice Christine Verschorren (Ghinzu, Montevideo, Soledad) a enregistré Lola Bonfanti ( lire son portrait page 4) dans une église du Brabant wallon. En voix et contrebasse épurées où souffle, murmure, respiration côtoient le chant à pleins poumons. Une narration charnelle où l'instrument à cordes berce ou groove selon le genre éclaté des dix morceaux. Lola glisse de la reprise d'un traditionnel corse ( Terzini Guagnesi) à la pure africanité ( Bafololo), avant de s'emparer magistralement de Purcell ( Dido & Æneas). Trouvant dans la voix l'audace d'être à la fois lyrique et naturaliste, spéléologue de l'intime et chercheuse de lumière, pour l'un des plus beaux albums de 2020.