Régis Jauffret revient dans l'actualité littéraire avant de refaire celle des faits divers: en juin prochain s'ouvrira le procès que lui a intenté Dominique Strauss-Kahn pour sa Ballade de Rikers Island. L'ancien futur président de la France espère obtenir la censure d'au moins un passage. De la même manière que toute l'Autriche avait voulu lyncher Jauffret après Claustria (consacré au psychopathe Josef Fritzl), ou que la famille du banquier Stern l'avait menacé après Sévère, ce sont peut-être cette fois tous les petits vieux qui auront envie de lui faire la peau; dans Bravo, roman-puzzle constitué de seize histoires magnifiques mais épouvantables, la vieillesse est parfois drôle, mais en rien une excuse. Régis Jauffret change donc de registre, mais pas de style: la méchanceté fait partie intégrante de ses talents d'écrivain. Ecrivain néanmoins charmant lors de notre rencontre dans un bistrot parisien.
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