PRéSENTé PAR NATASHA ST PIER.
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PRéSENTé PAR NATASHA ST PIER. Sur un plateau d'une laideur que n'envierait même pas 10 qu'on aime, Natasha St Pier présente une émission hommage à Michael Jackson, un peu moins d'un an après le décès du King of Pop. Un programme produit par Virgin 17 -sorte de MCM bon marché de la TNT française- dont l'intro a été réenregistrée par l'animatrice d'un jour pour faire croire qu'il s'agit d'un produit RTL. Passons rapidement sur l'étrange idée d'employer dans le rôle de la maîtresse de cérémonie une chanteuse à voix du Nouveau-Brunswick dont l'univers musical est aussi éloigné de Michael Jackson que celui d'Yvette Horner l'est de Charlotte Gainsbourg, mais bon. Natasha est bilingue, et peut donc interviewer dans la langue de Shakespeare les "grandes" vedettes internationales invitées à la fête. L'Australienne Micky Green propose ainsi l'interprétation la plus originale de la soirée avec une version downtempo de Don't stop till you get enough. Autre convive au rayonnement international: Jason Derülo. Qui? C'est bien ce qu'on disait. Sur la scène, des seconds couteaux français viennent tenter de se faire un peu de promo en reprenant des tubes de leur idole, qui les a bien sûr "toujours inspirés", qui est "un modèle", dont ils ont énormément pleuré la mort, et qui d'ailleurs dans leur c£ur est vivant. Amel Bent, Emmanuel Moire, Julie Zenatti, Quentin Mosimann, la troupe de Mozart l'opéra rock... Voilà les stars dont parle le titre du spectacle. Des vedettes -dont une bonne part est issue de la téléréalité- qui, sans surprise, en font des tonnes sur une mauvaise bande d'accompagnement, trémolos dans la voix, air grave et épaulettes à paillettes de rigueur. Restent les anecdotes du célèbre journaliste musical Olivier Cachin, distillées entre chaque chanson. Qui auraient pu faire mouche, vu la culture du bonhomme. Mais qui se contentent de rappeler platement ce que tout le monde sait déjà. Clou du spectacle? Elle: "Alors Olivier, comment faisait Michael Jackson pour être à ce point une machine à tubes?" Lui: "Deux choses: le génie. Et le travail." Soufflant, non? l Myriam Leroy