Les organisateurs de la 8e cérémonie des Magritte ont étés bien avisés d'inviter Natacha Régnier à la présider. Révélée dans ces années 90 où le cinéma belge francophone se signalait au monde, au Festival de Cannes en particulier, l'actrice n'a cessé de mettre son talent au service de films réalisés chez nous, jusqu'à tout réce...

Les organisateurs de la 8e cérémonie des Magritte ont étés bien avisés d'inviter Natacha Régnier à la présider. Révélée dans ces années 90 où le cinéma belge francophone se signalait au monde, au Festival de Cannes en particulier, l'actrice n'a cessé de mettre son talent au service de films réalisés chez nous, jusqu'à tout récemment le Tueurs de François Troukens et Une part d'ombre de Samuel Tilman (qui doit encore sortir). La sélection de cette année est des plus intéressantes, avec surtout le superbe et bouleversant Noces de Stephan Streker en très clair favori, avec en outsider InSyriated de Philippe Van Leeuw. Nominé pour le Magritte du meilleur film et aussi pour celui du meilleur réalisateur, Streker devrait en toute justice rafler la mise après son assez choquante non-sélection pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère (lui préférer Le Fidèle de Michael Roskam fut une erreur à tout point de vue). Les sublimes Home de Fien Troch et Faute d'amour de Andreï Zviaguintsev méritant respectivement le Magritte du meilleur film flamand et celui du meilleur film étranger en coproduction. Côté actrices, Cécile de France, Émilie Dequenne, Fiona Gordon et Lucie Debay forment une sélection des plus éclectiques. Chez les acteurs, que du très bon avec Jérémie Renier, François Damiens, Matthias Schoenaerts et Peter Van den Begin. Signalons qu'un cinéma bruxellois (l'UGC De Brouckère) organise une diffusion publique en direct de la cérémonie, avec en prélude cocktail et avant-première du nouveau Sam Garbarski Bye Bye Germany.