C'était il y a quelques semaines, dans le hangar métallique de Mons Expo pour la conférence barnum de Mons 2015.Après un prélude sous le signe de Kiss & Cry -le succès de Jaco Van Dormael et Michèle Anne De Mey-, débarquait un ballet de bus du TEC, succédant aux discours d'Elio Di Rupo, Paul Magnette et Joëlle Milquet. On en a retenu deux choses: primo, les TEC ne sont pas toujours en grève et deuxio, les ministres, y compris les Premiers, ne débordent pas d'idées en matière de "culture". Pourtant, avec un budget de 70 486 744 euros (!), "Mons 2015, Capitale Européenne de la Culture" devrait doper l'inspiration des responsables, ceux qui choisissent les directeurs d'institutions culturelles en jouant (aussi) de leur couleur politique, noyautent les conseils d'administration et détiennent les cordons de la bourse. Ce truc baptisé "subsides", "subventions", "conventions", qui alimente -sans forcément gaver- la plupart des théâtres, compagnies de danse, films de fiction ou documentaires, expositions, musées, festivals belges. Le rock n'étant pas oublié, même si le soutien des divers pouvoirs publics reste plutôt marginal au niveau des artistes: un chanteur ...