J'ai croisé Léa Seydoux sans le savoir un jour de janvier 2011, sur un réseau social que je ne fréquente plus. Je dois avouer que je n'avais guère fait attention à elle auparavant, elle joue un cinéma par moi peu pratiqué. Sujet d'une photo magnifique accrochée à un mur virtuel, elle puait le sensuel, le cheveu long et teint, en minishort et mules à talons hauts, clope à la main, une guitare entre ses cuisses gainées de résilles. Les ombres et sa pose, assise sur un canapé, le dos droit, visage relevé vers la lumière, étiraient sa silhouette qui n'était pas sans rappeler alors celles de ces brunes fatales sur lesquelles les films noirs d'autrefois adoraient s'attarder. En version rock, irréelle et sans nom, indéterminée. Risquée.
...