Un tour chez Claude Chabrol ou Joachim Lafosse suffit à s'en convaincre: la scène de repas constitue souvent l'un de ces moments où le film se resserre autour de son objet, postulat qui se vérifie de Merci pour le chocolat en Elève libre. Entre le 7e art et celui de la table, les rapports sont en effet privilégiés; on en est, en quelque sorte , à Cuisine et dépendances, qu'il s'agisse de célébrer la gastronomie, ou plus simplement de s'en tenir à l'acte même de manger, avec toutes les significations qu'il peut revêtir. Chaplin l'avait bien compris, qui sut faire de la danse des petits pains de La Ruée vers l'or un authentique moment de grâce, avant de récidiver, sur un mode comico-dénonciateur cette fois, avec la machine à gaver de ...